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Au lendemain de l’abandon de Pogacar, Mas confirme son statut de leader

Le coureur de la Movistar, maillot rouge par la force des choses après l’abandon de Tadej Pogacar samedi, a prouvé dimanche qu’il était à la hauteur en s’imposant au sommet de l’Alto de Aitana

Samedi, au terme d’une journée marquée par l’abandon sur chute du leader du général et grandissime favori Tadej Pogacar, Enric Mas n’avait pas voulu enfiler le maillot rouge dont il avait hérité, par respect pour le Slovène. Mais ce dimanche, l’ancien dauphin devenu leader par la force des choses a profité à fond du moment. Vainqueur en patron de la 9e étape de la Vuelta au sommet de l’Alto de Aitana, l’Espagnol a prouvé qu’il méritait bien la tunique.

Le Majorquin de l’équipe Movistar n’avait plus levé les bras depuis quatre ans. Et sa dernière victoire d’étape sur le Tour d’Espagne remontait à… 2018. Alors à 31 ans, ce succès avec le maillot rouge sur le dos a une saveur toute particulière.

« Maintenant, je peux comprendre ce que ressent Tadej. Ce maillot rouge donne des ailes », a-t-il déclaré tout sourire au micro de l’organisation de la course, après une étape de 187 km et plus de 5.000 mètres de dénivelé positif. Le grimpeur espagnol, qui a terminé trois fois deuxième de la Vuelta, a placé une attaque à trois kilomètres de l’arrivée, suivi par le Britannique Oscar Onley, finalement deuxième sur la ligne dans le même temps que le maillot rouge.

Au classement général, le coureur d’Ineos (23 ans), quatrième du Tour de France 2025, remonte à la quatrième place en profitant de la défaillance de Sepp Kuss. L’Américain de la Visma, vainqueur du Tour d’Espagne en 2023, a perdu près de deux minutes sur la ligne d’arrivée et chuté au 7e rang du classement général.

Gall ne confirme pas

Derrière Mas et Onley, Primoz Roglic s’est détaché d’un groupe composé notamment de Richard Carapaz et Jarno Widar, pour terminer troisième à 12 secondes, et chipe par la même occasion la deuxième place du classement général à Felix Gall, qui n’a pas réussi à décramponner ses adversaires et a terminé à 18 secondes du vainqueur du jour. Le leader de la Decathlon CMA CGM avait pourtant fait rouler toute son équipe au pied de la dernière ascension du jour, et semblait l’un des seuls capables à suivre Tadej Pogacar lors des premières étapes difficiles de cette Vuelta.

Ce coup de force de l’équipe française a mis fin aux espoirs du Français Pavel Sivakov, dernier membre de l’échappée finalement repris à 4,5 kilomètres de l’arrivée, et qui voulait rebondir rapidement après l’abandon de Pogacar, son leader chez UAE. A la veille de la première journée de repos de cette Vuelta, Enric Mas s’est en tout cas parfaitement accommodé de son nouveau statut de patron du peloton de la Vuelta, et peut désormais rêver de rapporter à l’Espagne une première victoire dans son tour national depuis la victoire d’Alberto Contador en 2014.