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“Vous êtes là pour manifester, pas pour casser” : excédés, ils confrontent des casseurs en plein pillage

Après les scènes de samedi, de nouveaux pillages et des destructions ont eu lieu dans la soirée, dimanche 18 octobre, dans plusieurs grandes villes, dont Paris, Nice et Lyon. Des commerces saccagés, des vitrines brisées et des tensions ont été observés dans les rues. Nous avons rencontré des témoins directs de ces méfaits.

Publié le 19/10/2026 21:07

Mis à jour le 19/10/2026 21:07

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Article rédigé par France 2 - M. Burgot, C. Rigeade, S. Soubane, A. Lay, J.-J. Buty, T. Guery, L.. Bensimon, E. Calderon, A. Dupas, @RevelateursFTV, Y. Kadouch. Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Après les scènes de samedi, de nouveaux pillages et des destructions ont eu lieu dans la soirée, dimanche 18 octobre, dans plusieurs grandes villes, dont Paris, Nice et Lyon. Des commerces saccagés, des vitrines brisées et des tensions ont été observés dans les rues. Nous avons rencontré des témoins directs de ces méfaits.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Des pilleurs ont investi l'entrée d'un immeuble d'habitation. Ils ont détruit l'une des portes situées dans cette même entrée, et les voici sortant avec leur butin, car de l'autre côté du mur se trouve un magasin. Une habitante se retrouve nez à nez avec les voleurs. Elle filme et reçoit un coup de pied. Une scène filmée samedi soir. D'autres immeubles ont subi le même sort la nuit dernière, dimanche 18 octobre.

Une habitante était dans son appartement au deuxième étage, elle a tout entendu. "Dans la résidence, on a tous été sidérés. On a tous ressenti une grande tristesse. Ils sont très forts, parce qu'ils ne cassent pas les vitres. C'est dangereux. Donc, ils passent en rampant par des parois", témoigne-t-elle.

Une certitude de l'autre côté du mur chez Sohah Hoque, vendeur de téléphones portables : tout a été volé, pour 50 000 euros de préjudice. Il a tenté vainement de parlementer avec les pilleurs : "'Vous êtes là pour manifester mais vous n'êtes pas là pour casser'", leur a-t-il dit. L'un d'eux lui répond : "'Bon, on n'en a rien à foutre, on va casser tout ça et après tu vas voir ton assurance.' Et ils sont entrés, [avec] à peu près une trentaine ou une quarantaine d'autres personnes", raconte-t-il.

La nuit dernière, encore dans différents quartiers de Paris, des groupes de jeunes très mobiles et des courses-poursuites avec les forces de l'ordre ont été observés. Une soirée moins violente que samedi soir, mais trente commerces ont été pillés : des magasins de vêtements de luxe, de sport et même un opticien. Un voisin, excédé, finit par lancer de l'eau sur les individus. Les émeutiers prennent la fuite à l'arrivée de la police. Ce lundi, les habitants expriment leur sidération. Nous avons rencontré Quentin Tessier-Bordat, un témoin, qui a lui aussi filmé : "Même au 3e, ce n'était pas forcément super rassurant. On a fermé ses volets pour ne pas recevoir de projectiles, éviter d'avoir des fenêtres cassées. Ça fait un peu peur, forcément, et ça fait surtout de la peine pour les gens qui travaillent ici", confie-t-il.

Quelque 350 personnes ont été interpellées à Paris hier et la nuit dernière.

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