“Vous cassez, vous réparez” : la Région Auvergne-Rhône-Alpes veut généraliser les mesures de responsabilisation dans les lycées - Lyon Capitale
La Région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite, avec le soutien du rectorat de Lyon, que l'ensemble des lycées du territoire appliquent des mesures "de responsabilisation" lorsqu'un élève commet des dégradations.

Jérémie Bréaud, maire de Bron, Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et Laurent Wauquiez, conseiller spécial (Clémence Margall)
La Région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite, avec le soutien du rectorat de Lyon, que l'ensemble des lycées du territoire appliquent des mesures "de responsabilisation" lorsqu'un élève commet des dégradations.
Après s’est rendu dans le 8e arrondissement de Lyon la semaine dernière pour constater la mise en œuvre de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Fabrice Pannekoucke, était ce mardi 8 septembre à Bron pour parler discipline.
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Des sanctions sous forme de "réparation"
"On fait le constat dans les établissements qu’il peut y avoir des éléments perturbateurs qui en viennent à commettre des dégradations. C’est une réalité, nous l’avons tous vécu. On ne peut pas se rendre coupable d’actes de dégradation et ne pas être rappelé à sa responsabilité", a lancé en préambule le président de la collectivité devant le lycée Jean-Paul Sartre. La Région Auvergne-Rhône-Alpes souhaite donc faire adopter dans chaque règlement intérieur un principe de sanctions disciplinaires qui prendront la forme de "réparation". Ce dispositif permettra ainsi à un élève sanctionné d’effectuer jusqu’à 20 heures d’activités de solidarité ou de formation pour réparer sa faute. "C’est une mesure de bon sens", plaide encore Fabrice Pannekoucke, qui affirme porter ce projet avec "volonté" aux côtés du rectorat de Lyon.
À Bron, le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, @Pannekouckefabr, a indiqué vouloir généraliser à l’ensemble des lycées du territoire les mesures de responsabilisation.
Une mesure de « bon sens » pour punir les élèves qui ont commis des dégradations. pic.twitter.com/WCQ04Yzvaw
— Lyon Capitale (@lyoncap) September 8, 2026
En d’autres termes, "quand un élève va abîmer un équipement et que cela va coûter de l’argent à tout le monde, il va donner de son temps pour nettoyer les espaces verts par exemple. Vous cassez, vous réparez", résume le conseiller spécial Laurent Wauquiez. Et d’ajouter : "On ne peut pas fermer les yeux sur ceux qui font n’importe quoi et qui découragent ceux qui respectent les règles." Pour appuyer son propos, l'ancien président de région assure que la hausse des dégradations dans les établissements scolaires est évaluée à 10 % en France. "Dans notre région, c’est moins, notamment grâce à tous les équipements de sécurité qui ont été mis en place pour protéger nos lycées. Mais il y a un climat général que l’on ne veut pas voir s’installer en Auvergne-Rhône-Alpes. Nos lycées doivent rester des sanctuaires", ajoute-t-il.
Une généralisation d'ici un an
La Région devrait donc très prochainement proposer sa convention au rectorat afin qu'elle soit transmise puis appliquée par les chefs d’établissement. "La mesure sera à leur maîtrise afin qu’ils jugent ce que les élèves peuvent ou ne peuvent pas faire. Ce sont eux qui sont sur le terrain. L’objectif est que ce soient eux qui trouvent la bonne rédaction pour l’intégrer dans le règlement intérieur du lycée", poursuit Laurent Wauquiez. Et quant à ceux qui refuseraient de la mettre en place, il tacle : "Lorsque c’est dégradé, il ne faut pas se plaindre."
Le nouveau décret pris le 28 mai dernier relatif à la procédure disciplinaire applicable aux élèves des établissements d'enseignement du second degré, durcissant notamment les mesures de responsabilisation, devrait par ailleurs faciliter la tâche à la collectivité, assure Laurent Wauquiez. Et Fabrice Pannekoucke de conclure : "On se rend compte que là où il y a eu des expériences, il y a de très bons résultats. Il y a une grande vertu de l’exemple." La Région se donne un an pour généraliser la mesure à l’ensemble des lycées.
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