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Voici combien les vagues de chaleur de cet été pourraient coûter à la Belgique

Les pertes économiques causées par les vagues de chaleur de l'été dernier en Belgique pourraient atteindre 1% du PIB, soit environ six milliards d'euros, a prévenu lundi le Centre d'analyse des risques du changement climatique (Cerac).

"Les vagues de chaleur ne sont plus seulement un enjeu sanitaire. Elles constituent désormais un risque économique à part entière qu'il convient d'intégrer dans les politiques d'anticipation et d'adaptation", signale Luc Bas, directeur du Cerac, alors que les discussions budgétaires fédérales ont débuté pour 2027.

Ces pertes pour l'économie belge seraient en partie dues à des baisses de la productivité du travail liées au stress thermique et touchent particulièrement les secteurs nécessitant une activité physique importante, comme la construction, l'agriculture et l'industrie. La perte de productivité s'intensifie fortement au-delà de 30°C, comme l'indiquent plusieurs études citées par le Cerac.

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D'après la banque Triodos, les pertes économiques liées aux fortes chaleurs pourraient ainsi annuler la croissance attendue pour 2026. "En effet, les prévisions tablaient sur une hausse d'environ 1,1% du PIB en 2026, mais les effets des vagues de chaleur pourraient absorber l'essentiel de la croissance en Belgique comme dans plusieurs autres pays européens", explique-t-on.

De plus, les fortes chaleurs ajoutent une pression budgétaire équivalente à 0,2% du PIB par an pour la Belgique, identifiée comme un pays "à risque" compte tenu de ses marges de manœuvre limitées pour financer l'adaptation climatique, en raison de ses dettes et déficits préexistants.

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Dans un scénario de réchauffement de +2 °C, les jours dépassant les 30 °C pourraient quadrupler en Europe occidentale. Le Cerac recommande dès lors d'adapter les bâtiments accueillant des publics vulnérables tels que les écoles et les maisons de repos, de renforcer la protection des travailleurs exposés et d'adapter la législation sociale aux épisodes extrêmes.