Viols sur mineurs : après le choc de la mort de Lyhanna, la justice mène les enquêtes tambour battant, de Narbonne à Montpellier
Plusieurs mises en examen ont été prononcées au cours du mois d’août, dans un dossier ancien, comprenant plusieurs plaignantes, mais aussi dans les jours suivant une plainte qui conduit une mère de famille derrière les barreaux : on lui reproche de n’avoir rien fait pour empêcher son compagnon d’avoir abusé de ses quatre filles, alors qu’elle était au courant.
Plusieurs mises en examen ont été prononcées au cours du mois d’août, dans un dossier ancien, comprenant plusieurs plaignantes, mais aussi dans les jours suivant une plainte qui conduit une mère de famille derrière les barreaux : on lui reproche de n’avoir rien fait pour empêcher son compagnon d’avoir abusé de ses quatre filles, alors qu’elle était au courant.
Après le choc provoqué avant l’été par l’affaire Lyhanna, cette jeune fille tuée dans le Gers par un pédocriminel pourtant signalé plusieurs fois à la justice, les enquêtes portant sur des soupçons d’abus sexuels sur mineurs semblent désormais réellement traitées avec une réactivité accrue par la justice.
Ainsi un père de famille, résidant en Savoie a été interpellé le 20 août dernier, et placé en détention à la demande d’un juge d’instruction de Montpellier, après sa mise en examen pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de 15 ans, viols sur conjoint et consultation régulière de pédopornographie.
Tout ce qui a été dit est faux, je ne suis pas un ogre.
La plainte ayant déclenché l’ouverture de cette enquête n’était pourtant pas récente : elle avait été déposée en janvier 2025 à Palavas-les-Flots par une jeune fille, qui avait dénoncé les actes de ce membre de sa famille, commis dans sa jeunesse lors de visites chez un proche : elle souffre depuis de graves troubles psychologiques, avec des passages à l’acte d’automutilation.
Un sextoy en cadeau d’anniversaire
En décembre 2025, l’enquête avait permis de recueillir de nouvelles plaintes dénonçant des faits graves : des viols conjugaux répétés, dénoncés par son ancienne compagne, des viols commis sur une enfant dès l’âge de 8 ans, et prolongés pendant plusieurs années. Ce n’est pourtant qu’au cours de l’été que l’homme a été interpellé et placé en garde à vue, alors que plusieurs témoins ont confirmé qu’il était "anormalement porté sur le sexe", offrant même un sextoy à l’un de ses neveux, mineur, pour son anniversaire.
"Tout ce qui a été dit est faux, je ne suis pas un ogre", a-t-il protesté ce mardi 8 septembre devant la cour d’appel de Montpellier, où il a fait appel de son incarcération, mettant sur le compte d’un complot familial les différentes accusations.
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Toujours courant août, un couple d’Audois a été mis en examen au pôle criminel de Narbonne et incarcéré, quelques jours à peine après la plainte déposée le 13 août par une jeune fille de 19 ans, dénonçant le comportement de son beau-père, qui l’aurait régulièrement violée, comme il l’aurait fait successivement avec ses trois autres sœurs. Fait rare : la mère, âgée de 48 ans, qui aurait été au courant du comportement de son compagnon, et n’aurait pas fait grand-chose pour l’empêcher de continuer à abuser de ses quatre filles, a également été incarcérée, comme ce dernier, dès le 19 août.