Violences sexuelles dans l’Église : Léon XIV adresse un message aux évêques français
Le pape Léon XIV a encouragé les évêques français à "poursuivre" leur action engagée contre le "douloureux fléau" de la pédocriminalité dans l'Eglise, dimanche à Lourdes, où il a continué avec un nouveau bain d...
Le pape Léon XIV a encouragé les évêques français à "poursuivre" leur action engagée contre le "douloureux fléau" de la pédocriminalité dans l'Eglise, dimanche à Lourdes, où il a continué avec un nouveau bain de foule et une messe en plein air son voyage en France.
Après avoir attiré plus d'un million de personnes à Paris, Léon XIV a encore pu goûter à l'enthousiasme démonstratif de dizaines de milliers de fidèles au pied des Pyrénées, où il aura en soirée un rendez-vous à huis clos très attendu avec des victimes de violences sexuelles dans l'Église.
"Pour guérir des blessures profondes, des infidélités et des égarements douloureux commis" au sein de l'Eglise, "nous devons nous tenir humblement sous le regard purificateur du Seigneur", leur a déclaré le pape dans son homélie, sans nommer directement le douloureux dossier sur lequel il est très attendu par les associations de victimes.
"Comme il est bon et doux de se retrouver ensemble": après le succès de son étape parisienne, le Pape est arrivé LourdesAvant cette messe, il avait commencé sa journée dimanche en se recueillant devant la représentation de "L'Enfant qui pleure", une oeuvre symbolisant les souffrances des victimes de violences sexuelles dans l'Eglise puis, appelé les évêques français, lors d'une rencontre à huis clos, à "poursuivre" leur action face au "fléau" des violences sexuelles "en maintenant la plus grande vigilance".
Une rencontre avec sept victimes
La journée de Robert Prevost se poursuivra par une rencontre avec des fidèles malades ou en situation de handicap, avant l'étape très attendue - à huis clos - avec sept victimes de violences sexuelles dans l'Église en France.
Le dossier reste brûlant pour l'Église de France, cinq ans après le rapport choc qui avait estimé à 330.000 le nombre de victimes mineures en son sein depuis 1950.
Parmi les victimes rencontrées figure un ancien de l'institution Notre-Dame de Bétharram, mais aucun représentant de collectif - un choix très critiqué par ces derniers, qui déplorent "une mascarade" sans concertation.