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Vie quotidienne. MaPrimeRénov’, arrêts de travail, médicaments, prix du gaz… ce qui change au 1er septembre

Le mois de septembre est un mois de changement. Entre fin des vacances, rentrée scolaire et reprise du boulot, le quotidien n’est généralement pas de tout repos. Et ce mois de septembre 2026 ne fait pas excepti...

Le mois de septembre est un mois de changement. Entre fin des vacances, rentrée scolaire et reprise du boulot, le quotidien n’est généralement pas de tout repos. Et ce mois de septembre 2026 ne fait pas exception, puisqu’il se traduit par de nombreuses évolutions dans le quotidien des Français. Les lycéens seront les premiers concernés, puisqu’ils devront apprendre à se passer de leur téléphone portable en cette rentrée. Le gouvernement a confirmé lundi que l’interdiction des téléphones portables dans les lycées « pourra être effective » dès la rentrée. Mais ce n’est pas le seul changement à adopter.

Après une baisse le mois dernier, le prix repère du gaz repartira à la hausse le 1er septembre et progressera de 5,6 %. Cette évolution s’explique par le conflit au Moyen-Orient, qui fait repartir les prix à la hausse sur les marchés de gros, a annoncé la Commission de régulation de l‘énergie. Le prix repère de gaz s’établira donc désormais à 172,05 euros TTC le mégawattheure en moyenne. Environ 60 % des abonnés résidentiels au gaz, soit six millions de ménages ayant souscrit une offre de fournisseur indexée sur ce prix moyen du gaz, seront concernés par ce changement.

La durée des arrêts de travail plafonnée

À partir du 1er septembre, la durée des arrêts de travail sera plafonnée à 31 jours, dans le cadre d’une première prescription, et 62 jours en cas de prolongation. Une exception sera possible si l’état de santé du salarié le justifie. Jusqu’à présent, les arrêts de travail ne faisaient l’objet d’aucune restriction. Le gouvernement justifie cette mesure par la hausse du nombre d’arrêts de travail ces dernières années, qui a entraîné une augmentation des dépenses d’indemnités journalières. Ce plafonnement de la durée des arrêts de travail doit permettre de dégager 10 millions d’euros d‘économies en année pleine.

Les ruptures conventionnelles moins longtemps indemnisées

Autre changement dans le monde de l’entreprise : la durée de l’indemnisation après une rupture conventionnelle va baisser. À partir du 1er septembre, les salariés qui quittent leur travail dans le cadre d’une rupture conventionnelle individuelle ne bénéficieront plus de la même durée d’indemnisation qu’auparavant. Celle-ci sera réduite à 15 mois pour les personnes de moins de 55 ans (contre 18 mois jusqu’à présent) et à 20,5 mois pour les personnes âgées de 55 ans et plus. Jusqu’à présent, les allocataires âgés de 55 à 56 ans bénéficiaient d’une durée d’indemnisation de 22,5 mois et ceux d’au moins 57 ans de 27 mois. Dans les Outre-mer (hors Mayotte), la durée d’indemnisation sera portée à 20 mois pour les personnes de moins de 55 ans et à 30 mois pour les personnes de 55 ans et plus.

Entrée en vigueur de la facturation électronique pour les entreprises

Les entreprises devront aussi s’adapter et passer à la facturation électronique. Quelle que soit leur taille, les entreprises auront l’obligation de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre. Les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire devront en outre transmettre les données de transaction et de paiement à l’administration. Plus de 10 millions d’acteurs économiques sont concernés par cette mesure qui se met en place dans la douleur. En juillet, 30 % des PME et très petites entreprises n‘étaient pas encore prêtes à ce changement, selon la Direction générale des Finances publiques.

Restriction des aides éligibles à MaPrimeRénov’

C’est un nouveau coup de rabot pour le dispositif MaPrimeRenov’. À partir du 1er septembre, le gouvernement veut réorienter MaPrimeRénov’vers les rénovations d’ampleur. Conséquence : l’autre parcours « par geste », qui permettait de faire rembourser des travaux réalisés de manière isolée, est fortement réduit. L’installation de poêles à bois ou à granulés, de chauffe-eau et chauffages solaires, de pompes à chaleur dédiées à la production d’eau chaude sanitaire, de systèmes de ventilation ou encore d’isolation des toitures et des combles et de remplacement des fenêtres ne seront plus éligibles au dispositif. Seule exception : l’installation de pompes à chaleur réversibles.

Quant au parcours de rénovation d’ampleur, l’aide MaPrimeRénov’ne sera plus attribuée si un chauffage au gaz est conservé après les travaux.

Une nouvelle aide pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion

C’est un nouveau coup de pouce en faveur de la transition écologique. Une aide pour l’achat ou la location d’une voiture électrique d’occasion sera mise en place en ce début du mois de septembre. Elle s’inscrit dans le cadre des primes « certificats d‘économie d’énergie », financées par les fournisseurs d‘énergie et de carburant et leurs partenaires. Pour en bénéficier, il faudra que la voiture achetée ou louée soit 100 % électrique, ait été immatriculée pour la première fois en France entre le 1er janvier 2017 et le 31 décembre 2023, soit louée ou achetée auprès d’un professionnel de l’automobile habilité et soit équipé d’une batterie encore en bon état.

Aucune condition de revenus n’est exigée pour bénéficier de cette aide, dont le montant dépendra de l’opérateur auprès duquel vous demandez à bénéficier de cette prime.

Le remboursement de certains médicaments évolue

À compter du 1er septembre, le remboursement de certains médicaments évolue. Vous ne pourrez plus bénéficier du tiers payant, qui permet de ne pas avoir à avancer les frais pris en charge par l’Assurance maladie, si vous refusez de prendre un médicament hybride ou biosimilaire à la place du traitement de référence, sans justificatif médical. Dans ce cas, il faudra alors régler l’intégralité du montant du médicament. Un médicament hybride est un médicament qui contient le même principe actif qu’un médicament de référence, mais qui s’en différencie par sa forme thérapeutique, son dosage ou sa voie d’administration. Un médicament biosimilaire est une version très proche du médicament de référence dont le brevet est tombé dans le domaine public. Leurs prix sont généralement inférieurs à celui du médicament de référence.

En revanche, les traitements préventifs contre la bronchiolite - le Beyfortus (à destination des nourrissons) et le vaccin Abrysvo (pour la femme enceinte) - seront mieux remboursés. La prise en charge de ces deux médicaments passe à 65 % au 1er septembre, contre 30 % jusqu’à présent.

L'ultra-fast fashion coûtera plus cher

À partir du 1er septembre, les produits des entreprises de mode ultra-éphémère seront soumis à des pénalités financières. Shein, Temu et les autres acteurs de l’ultra-fast fashion sont dans le viseur. Des malus financiers seront appliqués selon le score environnemental de chaque produit. L’arrêté prévoit jusqu'à 19,50 euros de pénalité par pièce en 2030, avec un plafonnement à 50 % du prix hors taxe. Sont concernés les boxers, caleçons, slips, chaussettes, chemises, jeans, jupes, robes, maillots de bain, manteaux, vestes, pantalons, pulls, t-shirts et polos.

Le consommateur n’est pas directement sanctionné : c’est l’entreprise qui paie cette contribution et choisira de répercuter tout ou une partie de ce coût sur le prix des vêtements. L’objectif est de rendre moins avantageux financièrement un modèle fondé sur le renouvellement incessant des collections et productions de vêtements.