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Van der Poel s’impose lors de la neuvième étape du Tour de France

Mathieu van der Poel a parfaitement synchronisé son attaque pour remporter au sprint la neuvième étape du Tour de France, tandis que le champion en titre Tadej Pogacar a conservé le maillot jaune de meneur, dim...

Mathieu van der Poel a parfaitement synchronisé son attaque pour remporter au sprint la neuvième étape du Tour de France, tandis que le champion en titre Tadej Pogacar a conservé le maillot jaune de meneur, dimanche.

Van der Poel faisait partie d’un groupe de quatre coureurs en lice pour la victoire. Il a accéléré à environ 200 mètres de l’arrivée, puis a résisté au Norvégien Tobias Johannessen et au coureur britannique Tom Pidcock avant de lever les bras en franchissant la ligne d’arrivée. Tous trois ont réalisé un temps de trois heures, 27 minutes et 51 secondes.

« Ce fut une étape vraiment difficile après une semaine éprouvante pour l’équipe », a déclaré Van der Poel, qui évolue pour Alpecin-Premier Tech.

Van der Poel a expliqué que le début du Tour de France, marqué par une chaleur accablante, l’avait épuisé.

« La chaleur nous prive d’une grande partie de notre énergie et j’avais l’impression de ne pas récupérer correctement les premiers jours, a-t-il expliqué. Aujourd’hui, c’était la première étape où j’ai senti que j’avais les jambes (pour gagner). »

Il s’agit de la troisième victoire d’étape sur la Grande Boucle pour ce Néerlandais âgé de 31 ans, dont le palmarès impressionnant comprend de multiples victoires dans des classiques d’un jour et des titres de champion du monde de cyclo-cross. Ancien champion du monde sur route, il a le cyclisme dans le sang.

Son grand-père maternel était le cycliste français Raymond Poulidor, qui a couru dans les années 1960 et 1970, terminant trois fois deuxième et cinq fois troisième du Tour de France. Surnommé « Poupou » et « l’éternel deuxième », il était adulé par les amateurs de vélo français.

On a demandé à Van der Poel s’il avait pensé à Poulidor, décédé en 2019, pendant l’étape.

« Toujours, a-t-il déclaré à la télévision française, chaque jour du Tour est spécial ».

Pogacar, quadruple vainqueur de la Grande Boucle, a terminé à six secondes derrière Van der Poel, dans un groupe comprenant Jonas Vingegaard, double vainqueur.

Le Slovène a conservé son avance au classement général de deux minutes et 42 secondes sur Vingegaard, son principal rival, qui occupe la deuxième place. Le coéquipier de Pogacar, Isaac del Toro, est troisième, à 3:27.

Une neuvième étape raccourcie

Le parcours de 154,6 kilomètres reliant Malemort à Ussel, dans le centre de la France, a été raccourci d’environ 30 kilomètres en raison de la chaleur extrême. Les organisateurs ont pris cette décision car le département concerné avait été placé en alerte rouge par les services météorologiques français.

Cette étape vallonnée a favorisé les coureurs polyvalents, appelés « baroudeurs » dans le jargon cycliste, en raison de leur style de course agressif, mais polyvalent.

Un groupe d’échappés de cinq coureurs, formé dès le début de l’étape, comprenait le vétéran français Julian Alaphilippe — double champion du monde sur route —, mais il a rapidement été rattrapé.

Certains des meilleurs « baroudeurs » excellent également dans les classiques, à l’image de Van der Poel et de Filippo Ganna.

Van der Poel, le double champion olympique Tom Pidcock, et Ganna faisaient partie d’un groupe d’échappés de huit coureurs à 80 kilomètres de l’arrivée.

Pogacar, qui les talonnait, restait une menace grâce à sa célèbre capacité à attaquer de n’importe où, même s’il n’avait pas besoin de se battre pour la victoire d’étape puisqu’aucun membre du groupe d’échappé n’était considéré comme un prétendant au classement général.

Mais c’est Van der Poel qui a attaqué à 25 kilomètres de l’arrivée, et le groupe de tête s’est rapidement réduit à quatre coureurs, Ganna figurant parmi ceux qui ont été largués.

La puissance supérieure de Van der Poel a fait la différence dans le sprint final.

Le Canadien Derek Gee, de l’équipe Lidl-Trek, a fini au 46e rang de l’étape, et il pointe au 45e échelon du classement général.

Lundi marquera le premier des deux jours de repos de cette course de trois semaines.

Avec La Presse canadienne