Une “station fantôme” à Sainctelette, des espaces vides à Louise…: à Bruxelles, “plusieurs milliers de mètres carrés” restent inutilisés (photos)
À bien des endroits, le sol bruxellois regorge de sous-sols construits mais inutilisés. À Sainctelette, à Louise, à Yser, à Saint-Guidon, à Anneessens, à Lemonnier… Qu'en faire ? Voici la réponse de la ministre Groen de la Mobilité.
On les appelle les "stations fantômes". Ces espaces inutilisés, inutiles selon certains, ont été creusés dans le sol bruxellois pour des projets de transport qui n'ont jamais vu le jour. "Pas encore", maintiennent les plus optimistes.
Exemple le plus emblématique de ces "travaux actuellement inutiles": sous la place Sainctelette s'étend une station de métro. On y entre par une porte dérobée, le long du canal. Les quais sont là, tout comme les escaliers. L'arrêt a été construit dans les années 80, mais jamais mis en service. En cause notamment : la trop grande proximité avec les stations Yser et Ribaucourt.
ARCHIVE 2018 | Dans les stations fantômes du métro de Bruxelles: bientôt un skatepark, un ciné et... une station de métro?
Des espaces "fantômes" de la sorte, on en retrouve à Louise, à Yser, à Saint-Guidon, à Anneessens, à Lemonnier, à Herrmann-Debroux… Autre exemple : à Bruxelles-Midi, une gare des bus demeure vide depuis 70 ans.

Ce mardi 29 septembre 2026, le député Gaëtan Van Goidsenhoven (MR) a interpellé la ministre Elke Van den Brandt (Groen) quant au futur de ces espaces laissés depuis des décennies en jachère. "Dans un contexte où la Région bruxelloise est confrontée à une forte pression foncière, ces espaces suscitent naturellement des interrogations quant à leur valorisation potentielle", fait valoir le libéral, appelant à réinvestir ces lieux. "À Madrid, l'ancienne station de métro Chamberí, fermée depuis plusieurs décennies, a ainsi été réhabilitée en espace muséal accessible au public."
Jadis, Pascal Smet, alors ministre de la Mobilité, avait déjà évoqué des reconversions. Un skatepark à Yser ou encore un espace culturel à Anneessens où un "auditorium fantôme" existe déjà. Des projets à la concrétisation, ici aussi, fantasmagorique.

"Une partie de ces espaces a déjà trouvé une fonction"
Au perchoir de la rue du Lombard, Elke Van den Brandt a confirmé que "ces volumes représentent plusieurs milliers de mètres carrés, répartis dans différentes stations." "Une partie de ces espaces a déjà trouvé une fonction." À Simonis, le terminus du tram 9 a ainsi pris place dans un espace qui était alors vide. À Bourse-Grand-Place, un parking-vélo s'est installé. À Albert, un lieu abandonné souterrain est affecté au futur terminus du tram 18.
"Bruxelles Mobilité et la STIB continuent d'examiner les possibilités offertes par certains volumes encore disponibles. Mais la réaffectation des espaces n'est jamais simple", assure la ministre écologiste, évoquant des contraintes d'éclairage, d'évacuation et de sécurité. "Par ailleurs, toute nouvelle affectation doit rester compatible avec l'exploitation du métro. La stratégie est avant tout pragmatique. Dans le contexte budgétaire actuel, les espaces restent donc principalement en attente d'opportunités suffisamment pertinentes pour justifier les investissements importants qu'exigerait leur aménagement."
Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.