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“Une situation intenable”: Raphaël Glucksmann fustige la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle malgré sa condamnation en appel

Après la condamnation en appel de Marine Le Pen pour "détournement de fonds publics" et son annonce de candidature à la présidence de la République, le coprésident de Place publique Raphaël Glucksmann estime sur BFMTV qu'elle place "le pays dans une situation intenable". Marine Le Pen a annoncé se...

Après la condamnation en appel de Marine Le Pen pour "détournement de fonds publics" et son annonce de candidature à la présidence de la République, le coprésident de Place publique Raphaël Glucksmann estime sur BFMTV qu'elle place "le pays dans une situation intenable". Marine Le Pen a annoncé se pourvoir en cassation.

Marine Le Pen a annoncé, mardi 7 juillet, qu'elle allait se pourvoir en cassation après sa condamnation en appel pour "détournement de fonds publics". Elle a également indiqué qu'elle était candidate à la présidence de la République en 2027, pour le Rassemblement national.

Pour Raphaël Glucksmann, pas encore officiellement candidat pour cette même élection, "il y a une fuite en avant de Marine Le Pen", qui "place l'ensemble du pays dans une situation intenable".

"Le risque c'est qu'une personne qui ne peut pas être policière, puisse devenir présidente de la République. Les Français ne sont pas des juges, c'est la Justice qui doit se prononcer. Par contre, tous les citoyens français doivent se poser cette question simple: est-ce qu'il faut envoyer à l'Élysée, à la tête de notre État, une personne condamnée pour détournement de fonds publics?", s'interroge-t-il sur BFMTV ce dimanche 12 juillet.

"Il y a une exigence éthique"

Le coprésident de Place publique déplore la décision de Marine Le Pen. "Il s'agit de nos institutions. On est passés, en 20 ans, de la règle Jospin où chaque ministre qui était mis en examen devait démissionner, à la règle Le Pen où dans la même journée, vous êtes condamnée en appel pour détournement de fonds publics et vous voyez dans cette condamnation une bonne raison de vous présenter à la tête de la France", ajoute-t-il.

Pour Raphaël Glucksmann, si "elle a le droit techniquement de se présenter", il "y a une exigence éthique". "Je ne sais pas ce qu'est en train de devenir la démocratie dans notre monde", souligne-t-il.

Il conclut: "Je vois les dirigeants du Rassemblement national se revendiquer du gaullisme ces derniers jours, mais est-ce qu'on imagine une seconde le général de Gaulle condamné par la Justice entrer à l'Élysée avec un bracelet électronique?"