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Une nouvelle plainte collective déposée dans le scandale du périscolaire à Paris, pour “combattre l’impunité de tous les responsables”

L'avocat des 24 familles plaignantes dit viser "tous les responsables de l'administration qui ont permis à un animateur de commettre des méfaits, en étant déplacé d'une école à une autre, sans être suspendu ou signalé."

L'avocat des 24 familles plaignantes dit viser "tous les responsables de l'administration qui ont permis à un animateur de commettre des méfaits, en étant déplacé d'une école à une autre, sans être suspendu ou signalé."

Radio France

Publié le 11/10/2026 12:54

Temps de lecture : 2min

Rassemblement contre les violences a l'école et dans le périscolaire à l'appel du collectif MeTooEcole aux abords de l'Hôtel de Ville de Paris, le 21 mars 2026. (Bruno Levesque / MAXPPP)
Rassemblement contre les violences a l'école et dans le périscolaire à l'appel du collectif MeTooEcole aux abords de l'Hôtel de Ville de Paris, le 21 mars 2026. (Bruno Levesque / MAXPPP)

Une nouvelle plainte collective sera déposée lundi 12 octobre auprès du parquet de Paris "pour combattre l'impunité de tous les responsables de l'administration" de la Ville de Paris dans les affaires de violences dans le périscolaire, explique dimanche sur franceinfo Louis Cailliez, avocat des plaignants. Ces 24 familles sont des parents d'enfants scolarisés en 2025 et 2026 à Paris, dans l'école Saint-Dominique (7e) et l'école Volontaires (15e).

L'objectif de cette plainte, consultée par franceinfo, est de "ne pas s'arrêter aux auteurs directs" mais de viser "tous les responsables de l'administration qui ont permis à un animateur de commettre des méfaits, en étant déplacé d'une école à une autre, sans être suspendu ou signalé", indique l'avocat des plaignants.

Cette plainte de 46 pages concernent "dix ans de fautes pénales". Elle vise 14 personnes, dont la Ville de Paris, en tant que collectivité territoriale, l'ancienne maire de Paris Anne Hidalgo, son ancien premier adjoint devenu maire de la capitale Emmanuel Grégoire, ou encore Patrick Bloche adjoint à la petite enfance depuis 2017, pour mise en danger d'autrui, non-dénonciation de mauvais traitements ou agressions sexuelles sur mineurs, non-assistance à mineur en danger et témoignage mensonger sous serment. Cette dernière infraction concerne des propos d'Anne Hidalgo "devant la commission d'enquête du Sénat", précise sur franceinfo Louis Cailliez.

"Mes clients veulent le haut de la chaîne" mais aussi "le milieu et le bas de la chaîne qui ont commis des fautes, notamment administratives". L'avocat de ces 24 familles évoque par exemple la responsabilité de la Dasco, la Direction des affaires scolaires de la Ville de Paris. "La succession de postes en responsabilité permet, en apparence, de diluer la responsabilité. Anne Hidalgo a notamment parlé de la faillite d'une institution au sens large pour éviter que des personnes soient identifiées", souligne Louis Cailliez. Pourtant, ajoute-t-il, "ce drame a été permis par une succession de fautes précises de personnes précises".

Cette plainte collective n'est pas la première visant des responsables et des élus parisiens. En septembre dernier, plus de 15 familles, regroupées autour du mouvement "MeToo écoles", ont déposé plainte. Celle-ci visait notamment Anne Hidalgo et Emmanuel Grégoire. L'avocat de ces 15 familles dénonçait "un silence institutionnel mis en place par la mairie de Paris" qui, selon lui, est au courant "depuis au moins 2015" de ce qu'il se passait dans certaines écoles de la capitale. Cette plainte visait notamment le délit de mise en danger délibérée de la vie d'autrui, accusation rejetée par Anne Hidalgo qui a avoué en septembre sur France Inter "des regrets" de ne pas avoir reçu les familles des victimes au printemps 2025. Selon l'entourage d'Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris se tient à disposition de la justice.

Aux plaintes de familles s'ajoutent des signalements adressés à la procureure de Paris au printemps dernier, par des élus de droite dont Rachida Dati et le groupe co-présidé par Sophia Chikirou de la France insoumise.

Selon les derniers chiffres de la mairie de Paris au mois de septembre, 195 animateurs ont été suspendus depuis le début de l'année 2026, dont 74 pour suspicions de violences sexuelles sur mineurs. D'un point de vue pénal, plus de 230 enquêtes sont en cours dans des écoles et crèches de Paris.

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