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Une inspectrice du Qatargate passée à tabac : le parquet de Liège ouvre une enquête pour “tentative de meurtre”

Début juin, une inspectrice de l'Office central pour la répression de la corruption (OCRC), un service de la police fédérale, a été passée à tabac en Hesbaye, dans la province de Liège. Alors qu'elle marchait à...

Début juin, une inspectrice de l'Office central pour la répression de la corruption (OCRC), un service de la police fédérale, a été passée à tabac en Hesbaye, dans la province de Liège. Alors qu'elle marchait à proximité d'une prairie où paissent des chevaux, elle a été attaquée par une ou plusieurs personnes. Des coups d'une extrême violence lui ont été portés, notamment au visage.

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La victime n'est pas une policière comme les autres. Elle est l'une des dernières enquêtrices en charge de l'explosif dossier Qatargate, du nom de cette vaste affaire de corruption présumée au Parlement européen. Un dossier ultrasensible derrière lequel plane l'ombre des services secrets marocains.

Gravement blessée au visage et à la mâchoire, elle se trouve actuellement en incapacité de travail. Contactée par La Libre, cette dernière n'a pas souhaité s'exprimer.

Un lien avec le dossier Mezzo ?

Dans la foulée de cette agression, le parquet du procureur du Roi de Liège a ouvert une instruction judiciaire pour "tentative de meurtre" et un médecin légiste a été désigné, a également appris La Libre. Le ministère public confirme ces informations.

À ce stade de l'instruction, aucun suspect n'a été identifié. Toutes les pistes restent ouvertes, l'enquête n'ayant pour l'heure pas pu démontrer un quelconque lien avec les activités professionnelles de la victime. De son côté, le parquet fédéral, en charge du Qatargate, confirme ne pas avoir ouvert de dossier en lien avec ces faits.

Ce n'est pas la première fois que des policiers en charge de ce dossier sensible semblent être pris pour cible. Fin février 2024, Le Soir révélait qu'un inspecteur principal avait déposé plainte pour "tentative d'assassinat" par empoisonnement. Quelques mois plus tard, le dossier avait toutefois été classé sans suite par le parquet de Bruxelles (lire par ailleurs).

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