Une fois dans l’eau, il s’est mis à paniquer : un enfant de chœur âgé de 14 ans meurt noyé sous les yeux de ses amis
Un adolescent de 14 ans est décédé dimanche 2 août après s’être noyé dans le Loing, à Bagneaux-sur-Loing (Seine-et-Marne). Malgré l’intervention rapide des secours, il n’a pas pu être réanimé. Une enquête a été ouverte
Un adolescent de 14 ans est décédé dimanche 2 août après s’être noyé dans le Loing, à Bagneaux-sur-Loing (Seine-et-Marne). Malgré l’intervention rapide des secours, il n’a pas pu être réanimé. Une enquête a été ouverte
Un nouveau drame lié à la baignade s’est produit en Seine-et-Marne. Dimanche 2 août, un adolescent de 14 ans a perdu la vie après s’être noyé dans le Loing, à Bagneaux-sur-Loing, près de Nemours.
Selon les informations de La République de Seine-et-Marne, le jeune garçon s’était rendu à vélo jusqu’au cours d’eau avec trois amis depuis Nemours, où il résidait. Les faits se sont produits vers 16 heures, le long d’un chemin. Une fois dans la rivière, l’adolescent aurait été pris de panique avant de disparaître sous la surface.
Resté plusieurs minutes sous l’eau
Ses camarades sont parvenus à le ramener sur la berge, mais il serait resté immergé environ cinq minutes. En arrêt cardio-respiratoire, il a d’abord été pris en charge par un touriste britannique, qui a tenté de le réanimer avant l’arrivée des sapeurs-pompiers et du Smur. Malgré de longues manœuvres de réanimation, les secours n’ont pas réussi à le sauver. Son décès a été constaté sur place, avant même que l’hélicoptère mobilisé ne puisse l’évacuer.
"C’est très triste", a confié le maire de Bagneaux-sur-Loing, Claude Jamet, présent sur les lieux, à La République de Seine-et-Marne. L’élu précise que la victime était enfant de chœur à Nemours, où il suivait également le catéchisme. L’abbé de la paroisse s’est rendu sur place pour accompagner la famille dans le recueillement.
Le maire rappelle que la baignade est interdite
À la suite de ce drame, le maire a rappellé que la baignade est interdite dans le Loing sur ce secteur. "L’arrêté municipal date de 2020 et a récemment été renouvelé par le préfet. Malheureusement, les panneaux sont régulièrement arrachés", déplore-t-il.
Une enquête a été ouverte et confiée au commissariat de Fontainebleau afin de déterminer les circonstances précises de cette noyade. Interrogée par La République de Seine-et-Marne, une source policière regrette que les interdictions de baignade soient "très difficiles à faire respecter", malgré les risques connus.
Selon les dernières données de Santé Publique France pour la période de mai à mi-juillet, 102 noyades, le plus souvent "en milieu naturel dans des lieux non aménagés et interdits à la baignade" ont été enregistrées dans "les régions de l’intérieur sans façade maritime", en particulier l’Auvergne-Rhône-Alpes, la Bourgogne Franche-Comté et l’Île-de-France.