Une Ferrari F8 Tributo bombardée par des grêlons gros comme des balles de tennis en Suisse - L’Auto-Journal
Sur un camp de Mellingen, une Ferrari F8 Tributo rouge se fait laminer par des grêlons géants sous l’œil impuissant de son propriétaire. Un épisode parmi d’autres en 2026, qui change beaucoup de choses pour tous les automobilistes.
Sur un camp de Mellingen, une Ferrari F8 Tributo rouge se fait laminer par des grêlons géants sous l’œil impuissant de son propriétaire. Un épisode parmi d’autres en 2026, qui change beaucoup de choses pour tous les automobilistes.
Voir la carrosserie de sa voiture se couvrir d’impacts, entendre les vitres exploser une à une et rester coincé sous un abri, sans pouvoir bouger. L’été 2026 a multiplié ce genre de scènes en France, avec des orages de grêle d’une violence rarement vue, notamment en Bourgogne-Franche-Comté, dans le Centre-Val de Loire, en Ile-de-France, à Marseille, en Auvergne ou en Occitanie. À chaque épisode, des milliers de véhicules se sont retrouvés “grêlés”, certains avec le pare-brise et les vitres latérales en miettes.
Et puis il y a cette vidéo qui marque les esprits : sur un camp de gens du voyage installé à Mellingen, en Suisse, une Ferrari F8 Tributo rouge stationnée à l’extérieur se fait littéralement bombarder par des grêlons gros comme des balles de golf, voire de tennis. Autour, les voitures et les caravanes encaissent la même pluie de glace, les vitres cèdent, la tôle se déforme. Impossible pour le propriétaire d’intervenir en plein déluge, il ne peut qu’assister à la scène, impuissant, pendant que sa supercar prend des coups qui se chiffrent vite très cher.
En Suisse, une Ferrari F8 Tributo piégée sous des grêlons géants
L’orage qui a frappé Mellingen a traversé le camp en quelques minutes seulement, mais suffisamment longtemps pour faire d’énormes dégâts. Les images montrent des blocs de glace qui ressemblent à des balles de golf, parfois à des mandarines, tombant avec une force impressionnante. Les vitres de plusieurs voitures et de nombreuses caravanes cèdent, projetant du verre à l’intérieur des habitacles. La Ferrari F8 Tributo, garée en plein air, encaisse les impacts sur le capot, le pavillon, les ailes et les vitrages, au point que sa carrosserie restera probablement très marquée une fois l’orage terminé.
Sur cette Ferrari, la vitre arrière qui laisse voir le V8 central est réalisée en polycarbonate, un matériau plus résistant que le verre et qui encaisse les chocs en vibrant plutôt qu’en explosant. Mais pour le reste, la supercar reste une voiture comme les autres face à des projectiles de glace de 5 ou 6 cm de diamètre. Et c’est là tout le contraste : un V8 3,9 litres biturbo de 720 ch, un 0 à 100 km/h en 2,9 s, 340 km/h en pointe, près de 300 000 € à l’achat… et pourtant, quand la grêle s’abat déjà sur le parking, impossible d’utiliser cette puissance pour s’échapper sans prendre de risques pour les occupants.
Grêle géante, franchise de 380 € : un cauchemar qui dépasse le cas Ferrari
Si cette Ferrari grêlée fait réagir, c’est aussi parce qu’elle symbolise ce que vivent des milliers d’automobilistes. L’été 2026 a été marqué en France par des épisodes comparables, en Bourgogne-Franche-Comté par exemple, avec d’énormes grêlons tombés à Dole, Besançon ou Montbéliard et de gros dégâts sur les toitures et les carrosseries. Sur l’autoroute A36, dans le Doubs, un orage supercellulaire le 27 août 2026 vers 19 h 30, entre Marchaux et Baume-les-Dames, a déversé des grêlons de 2 à 5 cm, avec des pointes autour de 6 à 7 cm et des rafales proches de 100 km/h : une cinquantaine de voitures ont été détruites et plus de cent automobilistes ont dû être pris en charge. Selon MétéoSuisse, la Suisse connaît en moyenne environ 33 jours de grêle par semestre d’été entre avril et septembre, et des grêlons de 5 à 6 cm restent des épisodes rares, avec une période de retour locale d’une cinquantaine d’années, mais la répétition récente de ces phénomènes interroge forcément dans un contexte de changement climatique.
Pour les conducteurs français, la question suivante arrive vite : qui paie quand la carrosserie ressort criblée de bosses ? La loi prévoit, pour ce type de sinistre couvert au titre tempête-grêle-neige ou catastrophe naturelle, une franchise légale fixe de 380 € par véhicule. Ce montant reste le même que l’on parle d’une petite citadine ou d’une supercar comme la Ferrari F8 Tributo, alors que la note finale des réparations n’a évidemment rien à voir et grimpe très vite à des montants à cinq chiffres sur une auto d’exception. Beaucoup de propriétaires de ce type de voiture choisissent donc de les abriter dans un garage fermé, justement pour limiter ce risque. Mais quand un orage se forme en quelques dizaines de minutes au-dessus d’un parking ou d’une portion d’autoroute, comme à Mellingen ou sur l’A36, on mesure à quel point il reste difficile d’éviter ce genre de scène, même en restant vigilant et bien assuré.