Une étude compare le chant des léopards de mer à celui des Beatles
Au sommaire de "La planète des sciences" cette semaine : des léopards de mer sur écoute, les secrets de fabrication du célèbre luthier Stradivari et des chimpanzés fascinés par les cristaux...
Au sommaire de "La planète des sciences" cette semaine : des léopards de mer sur écoute, les secrets de fabrication du célèbre luthier Stradivari et des chimpanzés fascinés par les cristaux...
Une analyse pour comparer le chant des léopards de mer à celui des Beatles
Pendant la saison des amours les mâles léopards de mer peuvent chanter jusqu’à 13 heures par jour sous l’eau (pour entendre le chant il faut écouter la chronique). Chez cette espèce de phoque, chaque individu utilise les 5 mêmes « notes » mais les agence de façon unique pour composer une mélodie qui lui est propre. Les chercheurs pensent que ces animaux se servent de leur chant pour donner leur identité. Une équipe australienne a eu l’idée d’analyser les chants de 26 léopards de mer pour en évaluer la complexité.
Conclusion de leur étude : le chant de ces animaux marins est plus complexe que celui des baleines à bosse ou que le sifflement des dauphins mais il est moins complexe qu’un morceau des Beatles ou de Mozart. Selon les chercheurs la complexité du chant des léopards des mers est comparable à celle de nos comptines enfantines. Ces animaux composent des mélodies suffisamment simples pour être retenues mais suffisamment complexes pour être distinguées les unes des autres.
Pour en savoir plus : l'étude parue dans Scientific reportsOuverture dans un nouvel onglet
Les secrets de fabrication des Stradivarius
Ces violons réputés pour la qualité de leur son, ont été fabriqués par Antonio Stradivari à la fin du XVIIème et au début du XVIIIème siècle. On attribue leur sonorité exceptionnelle à la composition de leur vernis, la spécificité de leur bois… Une nouvelle étude, repérée par Science et avenir, apporte des précisions sur la provenance des bois utilisés par le célèbre luthier. Les chercheurs ont analysé les cernes du bois de 284 Stradivarius. Leur étude confirme que le bois employé est de l’épicéa et elle apporte des précisions sur l’origine géographique des arbres et leurs particularités.
Les cernes très rapprochés indiquent qu’ils ont poussé en haute altitude et dans des conditions climatiques rudes que les chercheurs associent au refroidissement du à une baisse de l’activité solaire survenue entre 1645 et 1715. Les analyses révèlent également que le luthier a d’abord utilisé des épicéas provenant de différents sites dans les Alpes. Puis, vers 1700, au moment où débute l’âge d’or des Stradivarius, il n’a plus employé que des épicéas issus du même endroit, à quelques exceptions près. Il semble donc, qu'après une phase expérimentale, Stradivari avait identifié le bois optimum pour ses violons. Ce bois provenait des forêts d’altitude de l’Est des Alpes Italiennes probablement de la région du Val di Fiemme. Ce nom vous dit peut-être quelque chose. C’est là que se déroulent les épreuves du ski de fond des J.O. d’hiver.
Pour en savoir plus : l'étude publiée dans DendrochronologiaOuverture dans un nouvel ongletOuverture dans un nouvel onglet et un article de Sciences et avenirOuverture dans un nouvel onglet
Les chimpanzés semblent fascinés par les cristaux
C’est une étude qui a été menée sur des chimpanzés en captivité. Dans une première expérience, les chercheurs ont placé dans l’enclos des grands singes un bloc de grès taillé d’une trentaine de centimètres et un cristal de quartz de taille comparable. Résultat : les singes ont ignoré le grès opaque et ont semblé subjugués par la pierre transparente. Ils l’ont manipulée, observée puis transportée précieusement pendant des jours.
Pour que les chimpanzés consentent à rendre le cristal, les scientifiques ont dû leur offrir quantité de bananes et de yaourts. C’est dire, la valeur que les singes lui avaient accordée. Dans un second test, on a donné aux primates un mélange de simples cailloux et de petits cristaux et là encore, ils ont trié les pierres pour ne sélectionner que les cristaux.
On sait, grâce à des fouilles, que nos ancêtres Homo erectus conservaient déjà précieusement ces pierres brillantes aux formes géométriques il y a 780 000 ans. Cette étude suggère que nous partageons cette très ancienne fascination avec notre plus proche cousin. A moins que ce ne soit le fait de vivre à proximité des humains qui ait donné à ces singes le goût du bling-bling.
Pour en savoir plus : l'étude publiée dans Frontiers in PsychologyOuverture dans un nouvel onglet