thejournalofsierraleonestudies.com

Fédération suisse de gymnastique: sanction pour 20 Vaudois après un délai manqué

Publié3. septembre 2026, 07:17GymnastiqueUne erreur de délai prive vingt Vaudois de championnat suisseVingt Vaudois seront privés de championnat d'agrès cette année. La raison: un dépassement de délai, que la F...

Publié3. septembre 2026, 07:17

GymnastiqueUne erreur de délai prive vingt Vaudois de championnat suisse

Vingt Vaudois seront privés de championnat d'agrès cette année. La raison: un dépassement de délai, que la Fédération suisse de gymnastique n'a pas laissé passer.

Milena Michoud

Dans la gymnastique d'agrès masculine figure par exemple la discipline des barres parallèles (image d'illustration).

Dans la gymnastique d'agrès masculine figure par exemple la discipline des barres parallèles (image d'illustration).Getty Images

Faut-il suivre les règles à la lettre pour garantir une égalité de traitement, ou peut-on accepter une certaine marge de manoeuvre? C'est la questions que la Fédération suisse de gymnastique (FSG) a dû traiter avec attention ces derniers mois. Le point de départ: l'association vaudoise de ce sport a raté cet été l'inscription au championnat annuel pour ses jeunes gymnastes d'agrès.

Après plusieurs semaines de discussions, la FSG a tranché: vingt gymnastes vaudois masculins, âgés de 12 à 37 ans, seront bien privés de concours national cette année. Et les Romands ne sont pas seuls: les cantons de Schaffouse, des Grisons et de Berne — qui devait initialement organiser la manifestation — ont également, et pour différentes raisons, omis de «procéder à une inscription complète et dans les délais».

«Du gâchis»

«Cette disqualification d'office est particulièrement frustrante connaissant l'énorme investissement des jeunes et de leur entourage dans ce sport», s'indigne Xavier*, père d'un jeune Vaudois de 14 ans en lice pour être qualifié, et donc directement impacté par cette décision. «Quand son coach le lui a annoncé fin août, il est revenu déçu, presque aux larmes. C'est du gâchis.»

«Pour certains, c’était peut-être l'unique chance de participer à ce championnat suisse, renchérit un autre père. Si nous étions à deux semaines du concours, j'aurais compris, mais là l'erreur s'est produite 2 mois et demi avant l'évènement. Pour moi c'est un manque de discernement.» Tous deux sont davantage en colère contre la fédération nationale qu'envers l'association cantonale.

Erreur pas remise en cause

Il faut dire que dès le dépassement du délai, GymVaud a fait des pieds et des mains pour appeler la FSG à revoir sa décision. «On ne remet pas du tout en cause notre faute, soulève Francis Büchi, directeur de l'association cantonale. On déplore par contre les conséquences sportives sur des jeunes qui ne sont pour rien dans cette erreur administrative.»

Sans vouloir ajouter de l'huile sur le feu, le Vaudois estime que la situation aurait pu être réglée autrement. «D'autant que, comme nous avions déjà réalisé fin mai l'étape intermédiaire de fournir les résultats de nos jeunes, la FSG pouvait s'attendre à notre inscription. Cela aurait pu être réglé par un simple coup de fil pour nous demander si nous comptions toujours participer.»

«Accepter une inscription tardive ou incomplète remettrait en cause le principe d’égalité de traitement»

Fédération suisse de gymnastique

Courriers, appels et réunions avec les responsables n'y auront rien fait: mardi, la FSG a réitéré sa décision et ses arguments. «Nous comprenons bien sûr la déception des jeunes et de leurs parents. Mais le délai d’inscription et les règles du concours sont les mêmes pour toutes les associations. Accepter une inscription tardive ou incomplète remettrait en cause le principe d’égalité de traitement.»

Elle indique néanmoins étudier «différentes mesures» pour éviter qu'une situation similaire ne se reproduise à l'avenir. De son côté, GymVaud a présenté ses plus plates excuses aux gymnastes concernés, à leur famille et à leurs entraîneurs, et assure qu'on ne l'y reprendra plus: «Maintenant qu'on a identifié l'erreur, on quadruple-checkera l'année prochaine.»

Conditions inchangées

Interrogée sur les explications derrière ce raté, la FSG affirme que ses conditions d'inscription n'ont pas changé des années précédentes. Pour éclairer pourquoi 4 des 23 cantons voulant s'inscrire – et en particulier l'organisateur de la manifestation – ne l'ont pas fait, la FSG renvoie aux sections cantonales. «Depuis janvier, elles ont été informées à quatre reprises du délai. Il est regrettable que ce soit justement le canton organisateur qui ait omis de s'inscrire. Mais seule la fédération cantonale compétente peut expliquer comment cela a pu se produire.»

*Prénom d'emprunt.

Milena Michoud

Milena Michoud (mmd) est journaliste au sein de la rubrique Genève de 20 Minutes depuis juin 2026. Elle traite notamment de thématiques de société, de mobilité ou d'agriculture.

Ton opinion