Une enquête ouverte pour cyberharcèlement ciblant Gisèle Journo, vue dans les vlogs d’août de Lena Situations
Les avocats de Gisèle Journo dénoncent des « menaces de mort, injures à caractère antisémite et sexiste et appels à la haine ». Capture d’écran X L’agente d’influenceurs Gisèle Journo est apparue da...
Les avocats de Gisèle Journo dénoncent des « menaces de mort, injures à caractère antisémite et sexiste et appels à la haine ».

Capture d’écran X
L’agente d’influenceurs Gisèle Journo est apparue dans les vlogs d’août de Lena Situations, ici photographiée, au début du mois d’août.
Une enquête pour cyberharcèlement et menace de mort a été ouverte après des attaques reçues en ligne par l’agente d’influenceurs Gisèle Journo, vue dans les vlogs d’août de Lena Situations. Ses avocats dénonçent des « menaces de mort, injures à caractère antisémite et sexiste ».
Le Pôle national de lutte contre la haine en ligne (PNLH) du parquet a confié les investigations à la Brigade de répression de la délinquance contre les personnes (BRDP), indique le parquet de Paris ce jeudi 20 août à l’AFP.
L’enquête préliminaire vise le « harcèlement moral d’une personne au moyen d’un service de communication au public en ligne ou d’un support numérique ou électronique » ainsi que la « menace de mort matérialisée par écrit, image ou autre objet », tous deux « commis en raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion ».
Les investigations « menées sur les posts susceptibles de constituer une infraction pénale sont en cours, notamment pour en identifier les auteurs », développe le parquet.
Une campagne « d’une ampleur particulièrement préoccupante »
« Mes clients font aujourd’hui l’objet d’une campagne de cyberharcèlement d’une ampleur particulièrement préoccupante, mêlant menaces de mort, injures à caractère antisémite et sexiste et appels à la haine », explique à l’AFP Karen Noblinski, avocate de Gisèle Journo et de Gisèle Paris, nom de son agence d’accompagnement d’influenceurs.
L’avocate, aux côtés de Mes David Smadja et Julie Jacob, relève des messages tels que : « Mourrez bande de sionistes », « Vous serez chassés, traqués, tabassés », « A la douche vulgaire insecte ».
Tout part d’internautes (la plainte est contre X) reprochant à Gisèle Journo des republications sur ses réseaux personnels, notamment « d’une vidéo montrant un soldat israélien - il s’agirait en réalité d’un hommage rendu au mari d’une de ses amies qui venait de décéder », relate Le Point, qui a révélé l’affaire. La plaignante « est également accusée d’avoir partagé une vidéo du concert d’Omer Adam », chanteur israélien, selon l’hebdomadaire.
L’agence Gisèle Paris assure sur Instagram ne « jamais » avoir « soutenu ni cautionné la mort de civils palestiniens ».
« Le boycott s’impose », a publié Rima Hassan sur Instagram (plus d’un million de followers) dans un post postérieur à la première plainte de Gisèle Journo. L’eurodéputée LFI, voix propalestinienne, écrit que Gisèle Journo a « à plusieurs reprises, relayé et soutenu du contenu de l’armée israélienne en plein génocide ».
Un post liké par Lena Situations, alors que Gisèle Journo figure parmi la bande de célèbres influenceurs filmés par la créatrice de contenus aux millions d’abonnés au début du mois d’août sur l’île de Ré. Gisèle Journo a depuis été floutée sur les vidéos de Sundy Jules, influenceur présent sur l’île.