Une enquête ouverte après les milliers d’appels malveillants qui ont visé les hôpitaux accusés par une influenceuse de Reims de l’avoir séquestrée en psychiatrie
Fin juillet, le CHU de Reims et l’Établissement public de santé mentale de la Marne ont été submergés d’insultes et de menaces provenant de fans de l’influenceuse qui avait dénoncé sur ses réseaux son hospitalisation en psychiatrie.
Une enquête ouverte après les milliers d’appels malveillants qui ont visé les hôpitaux accusés par une influenceuse de Reims de l’avoir séquestrée en psychiatrie
Fin juillet, le CHU de Reims et l’Établissement public de santé mentale de la Marne ont été submergés d’insultes et de menaces provenant de fans de l’influenceuse qui avait dénoncé sur ses réseaux son hospitalisation en psychiatrie.Ajouter L’union sur Google

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Il y avait Maya l’abeille à la télé dans les années 1970, il y a Maya BF sur les réseaux (dits) sociaux dans les années 2020, « influenceuse » rémoise de 24 ans qui a enflammé sa communauté de deux millions de « followers » toutes plateformes confondues, en leur annonçant qu’elle était maltraitée et séquestrée en psychiatrie, sur fond de complot destiné à la mettre sous tutelle pour récupérer son argent.
Article 40
Qu’importe si ces propos diffamatoires ne reposent sur rien de crédible, nombre de ses fans ralliés sous le mot-clé « Free Maya » ont harcelé le CHU de Reims et l’Établissement public de santé mentale de la Marne, submergés d’appels et de messages malveillants, des centaines pour l’hôpital, des milliers pour l’EPSM, à partir du mardi 28 juillet : insultes mais aussi menaces, obligeant les deux sites à renforcer leurs mesures de sécurité.
Depuis, la vague est passée, la manifestation annoncée devant le CHU le week-end des 1er et 2 août n’a jamais eu lieu et c’est donc dans un climat redevenu serein que la justice entame son travail. À la suite d’un signalement adressé au procureur de la République par l’hôpital et l’EPSM sur le fondement de l’article 40, le parquet de Reims a ouvert une enquête visant les faits d’« appels téléphoniques malveillants réitérés et envois réitérés de messages malveillants ».
Aucune poursuite contre l’influenceuse
Les investigations devraient permettre d’identifier certains des auteurs, avec peut-être l’objectif de poursuivre prioritairement les plus virulents d’entre eux.
Concernant l’influenceuse, aucune poursuite pour diffamation n’est envisagée à ce jour. La jeune femme a surtout besoin d’être soignée, et c’est pour cette raison qu’elle a fait l’objet d’une « hospitalisation sous contrainte » en milieu spécialisé, pour lui permettre de bénéficier de la meilleure prise en charge que nécessite son état.
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