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« Une conséquence directe des actions de Trump » : derrière la main tendue de l’UE au Canada, l’effet boomerang de la diplomatie américaine

L’UE a invité ce mercredi 16 septembre le Canada à devenir « membre associé » du bloc, Donald Trump menaçant en réponse de relancer le bras de fer commercial avec Bruxelles. Même si le geste de l’UE pourrait su...

L’UE a invité ce mercredi 16 septembre le Canada à devenir « membre associé » du bloc, Donald Trump menaçant en réponse de relancer le bras de fer commercial avec Bruxelles. Même si le geste de l’UE pourrait surtout être symbolique, il montre néanmoins comment la diplomatie trumpienne éloigne Washington de ses alliés historiques.

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Donald Trump a menacé de relancer la guerre commerciale avec l’UE après la main tendue de Bruxelles au Canada.

Au début de son second mandat, le président américain Donald Trump voulait tellement rapprocher le Canada des États-Unis qu’il avait même entrepris d’en faire le 51e État. Au lieu de cela, il a poussé le Canada dans les bras de l’Union européenne, après avoir antagonisé les Canadiens pendant des mois, tourné en dérision leur Premier ministre et mené une guerre commerciale sans relâche. L’invitation adressée par l’Union européenne ce mercredi 16 septembre au Canada à devenir « membre associé » témoigne des effets en cascade de la diplomatie de Donald Trump, qui consiste souvent à menacer des pays autrefois considérés comme parmi les plus proches alliés des États-Unis.

Et même si le geste de l’UE devait finalement être davantage symbolique que concret, il montre à quel point Donald Trump bouleverse les relations internationales d’une manière qui sera difficile à inverser. « Nous devons considérer cette initiative du Canada et de l’UE comme une conséquence directe des actions et des déclarations de Donald Trump, estime James Batchik, directeur adjoint du Centre pour l’Europe de l’Atlantic council. Les propos sur la volonté de faire du Canada le 51e État américain, ainsi que les menaces visant le Groenland, qui restent très, très controversées et sont encore dans les esprits à Bruxelles, rappellent vraiment aux deux parties que les États-Unis ne sont plus nécessairement l’allié de confiance qu’ils étaient autrefois. »

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À chaque étape, la stratégie de Donald Trump consistant à intimider le Canada semble s’être retournée contre lui. Sa guerre commerciale a compliqué la tâche de républicains déjà en difficulté dans les États indécis, mettant en péril le contrôle du Sénat par le Parti républicain. Et son hostilité envers les dirigeants canadiens a contribué à la forte progression du parti libéral du pays, qui était en difficulté et n’est pas un allié de Donald Trump, jusqu’à sa victoire électorale.

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