Une chanteuse crée la polémique dans un festival à Gand: “Tous les hommes blancs à l’arrière”
Sophie Straat est connue pour ses prises de parole et ses positions engagées. Et sa dernière n'est pas passée inaperçue.En concert lors du festival Boomtown à Gand, la chanteuse a lancé un appel avant de jouer ...
Sophie Straat est connue pour ses prises de parole et ses positions engagées. Et sa dernière n'est pas passée inaperçue.
En concert lors du festival Boomtown à Gand, la chanteuse a lancé un appel avant de jouer son titre "De witte duif" ("La colombe blanche"), un appel qui a choqué certaines personnes comme le relate Le Parisien: "Tous les hommes blancs à l'arrière ! C'est l'heure des filles, des queers, des personnes de couleur" avant d'ajouter: " Plus de temps pour la nuanc : il est déjà trop tard, bien trop tard pour la nuance. Tous les hommes blancs au fond !"
Après les paroles de la chanteuse, plusieurs spectatrices se sont dirigées vers l'avant de la scène et des membres du public ont applaudi la prise de position.
Malgré tout, d'autres spectateurs ont semblé choqués, ce qui a valu des plaintes. Selon la VRT, 200 signalements ont été recensés par l'Unia. Mais l'organisme antidiscrimination a écarté toute idée de discrimination. En effet, la porte-parole explique que, bien que les paroles de Straat soient "polarisantes ou blessantes", ces dernières doivent être entendues comme une "expression symbolique et artistique", protégée donc par la liberté d'expression.
Vive polémique en France autour d'une artiste harcelée par des militants LFI et propalestiniens : "Avant même de commencer, j'étais en larmes"Ce n'est pas la première fois que Sophie Straat est au coeur d'une controverse. Elle avait reçu des plaintes après son passage dans un festival aux Pays-Bas pour les mêmes raisons qu'en Belgique. Des "centaines de plaintes" avaient été enregistrées par le bureau Discrimination.nl, et le parquet de West-Brabant avait ouvert une enquête.
Après ces événements, la chanteuse dénonce "une vague de messages haineux sexistes et antisémites et de menaces de mort" sur son compte Instagram. Elle veut au contraire créer "un safe space" pour les personnes marginalisées.
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