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Une année arc-en-ciel formatrice pour Magdeleine Vallières Mill

À un mois des Championnats du monde de cyclisme sur route, chez elle, à Montréal, Magdeleine Vallières Mill s’entraîne en altitude en Andorre, son deuxième chez-soi.La Québécoise n’a pas perdu de temps à se rem...

À un mois des Championnats du monde de cyclisme sur route, chez elle, à Montréal, Magdeleine Vallières Mill s’entraîne en altitude en Andorre, son deuxième chez-soi.

La Québécoise n’a pas perdu de temps à se remettre en selle, puisqu’il y a une dizaine de jours seulement, elle arborait son maillot arc-en-ciel au Tour de France Femmes.

C’est la réalité d’une championne du monde. Aussi prestigieux soit-il, ce maillot arborant les couleurs des cinq continents vient avec son lot d’obligations et de pression.

Après avoir remporté la mythique course l’an dernier au Rwanda, en Afrique, Vallières Mill a amorcé la saison 2026 en Australie, où elle a aidé sa coéquipière Noemi Rüegg à remporter le Tour Down Under.

Elle a ensuite figuré parmi les 10 premières lors de prestigieuses courses d’un jour, comme Les Strade Bianche, La Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège. S’en sont suivis le Tour du Pays basque, le Tour d’Italie et le Tour de France.

Et elle terminera son année arc-en-ciel sur un autre continent, en Amérique du Nord. Avant de défendre son maillot aux Mondiaux, elle prendra part au Tour de Gatineau.

Ça tire à sa fin, mais c’était vraiment spécial, a confié la Québécoise de 25 ans lors d’un entretien avec La Presse Canadienne. Il y a beaucoup plus de pression qui vient avec le maillot, je l’ai sentie au Tour de France, mais j’ai tout de même adoré mon expérience.

Je ne m’attendais pas à avoir ça dans ma carrière, donc j’ai essayé d’en profiter au maximum, a-t-elle poursuivi. C’est un grand honneur de le porter et j’espère que j’ai été en mesure de lui faire honneur.

En plus d’avoir animé plusieurs courses de premier ordre dans les 11 derniers mois, Vallières Mill a été une fière représentante du maillot dans le monde du cyclisme et auprès des amateurs.

Je suis devenue pas mal plus connue avec ce maillot-là, c’est certain, a-t-elle dit. Au début, je n’aimais pas vraiment ça, ça faisait beaucoup d’entrevues et d’attention. C’était un gros changement pour moi, mais je m’y suis habituée et maintenant, j’ai plus de plaisir qu’au début. Je suis contente d’avoir vu une évolution et j’espère pouvoir continuer de grandir dans les prochaines années, avec ou sans le maillot, a-t-elle ajouté. Je veux gravir d’autres échelons.

Lorsque Vallières Mill dit avec ou sans le maillot, c’est qu’elle croit fermement qu’elle pourrait le porter pour une deuxième année de suite. Après tout, le parcours de Montréal lui sied à merveille, puisqu’il est sélectif comme celui de Kigali.

C’est sûr que je vais tout faire pour le garder, même si ce sera difficile, a-t-elle admis. Ce sera à la maison, donc je vais tout donner avec mes coéquipières de l’équipe canadienne pour essayer de le défendre. Le but est d’être là jusqu’au bout.

Un Tour de France Femmes plus relevé que jamais

Il n’y a pas de meilleure vitrine que le Tour de France dans le monde du cyclisme, et Vallières Mill n’est pas passée inaperçue lors de ces neuf étapes.

On a pu la voir au-devant du peloton à plusieurs reprises ainsi qu’en échappée lors de la cinquième étape. Elle a également aidé sa coéquipière d’EF Education-Oatly Cédrine Kerbaol à terminer en sixième position du classement général, remporté par Demi Vollering.

On a vraiment eu un bon Tour, je n’avais jamais vu une aussi belle chimie d’équipe auparavant, a analysé la Sherbrookoise. Les filles ont toutes bien travaillé ensemble, on avait toujours une fille dans le top 10 et Cédrine a quasiment gagné la sixième étape. C’est sûr qu’on espérait un peu mieux au cumulatif, mais la cinquième étape a été un peu plus difficile pour Cédrine. Pour le reste, ç’a vraiment bien été.  C’était un Tour vraiment difficile, il faisait vraiment chaud et le niveau était tout de même très élevé. Cette cinquième étape a effectivement coûté une place dans le top 5 à Kerbaol, qui est passée du troisième au neuvième rang du classement général à ce moment-là. Vallières Mill avait ciblé cette étape pour une possible victoire et elle faisait partie de l’échappée, mais Vollering et son équipe ont décidé de peser sur l’accélérateur dans les 30 derniers kilomètres. Le peloton a augmenté la cadence et les favorites nous ont rattrapées, mais Cédrine a décroché, donc j’ai attendu dans la dernière bosse pour essayer de l’aider à perdre le moins de temps possible, a expliqué la Sherbrookoise. Mais c’était quand même plaisant d’être dans l’échappée lors d’une des étapes les plus dures du Tour, a-t-elle poursuivi. J’étais contente même si on ne s’est pas rendues jusqu’au bout, au moins on a essayé.

Cette persévérance, c’est ce qui a défini le Tour de France Femmes de Vallières Mill. Et c’est ce qui définira assurément ses Mondiaux à Montréal, qu’elle défende avec succès ou non son maillot.

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