Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère enlevé par des dissidents des Farc
Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'école militaire José Maria Cordova de Bogota le 26 août 2026. Le nouveau gouvernement d...

Le président colombien Abelardo de la Espriella prononce un discours lors de la cérémonie de passation de commandement à l'école militaire José Maria Cordova de Bogota le 26 août 2026. Le
nouveau gouvernement d'extrême droite colombien, annoncé le 25 août 2026, prévoit de classer les guérilleros, les trafiquants de drogue et autres groupes criminels comme « terroristes ».
© RAUL ARBOLEDA / AFP
Un soldat de la Légion étrangère française a été enlevé début août en Colombie.
Un soldat franco-colombien de la Légion étrangère française a été enlevé début août dans une région de Colombie contrôlée par la guérilla, a annoncé l'armée jeudi. José Olger Melo Charry a été pris en otage le 6 août alors qu'il circulait sur une route du département de Nariño, dans le sud-ouest du pays, selon un rapport de l'armée consulté par l'AFP.
Les responsables présumés de cet enlèvement sont des dissidents de la guérilla des Farc, aujourd'hui dissoute, qui avaient refusé de signer l'accord de paix de 2016 avec le gouvernement, indique le document. Les rebelles l'ont enlevé après avoir réalisé qu'il appartenait à la Légion étrangère française, d'après la même source.
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José Olger Melo Charry, caporal engagé dans l'armée française depuis quatre ans, était en permission dans son pays d'origine, a déclaré jeudi le colonel Mauricio Osorio à la radio colombienne Blu Radio.
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La lutte du nouveau président face aux groupes armés
Le groupe accusé de cet enlèvement est dirigé par un homme connu sous le nom d'Ivan Mordisco, le guérillero le plus recherché de Colombie. Les groupes armés du pays, principalement impliqués dans le trafic de drogue et l'exploitation minière illégale, ont recours aux enlèvements pour extorquer de l'argent ou faire pression sur les autorités.
Le président Abelardo de la Espriella, tenant de la droite dure, affiche depuis son arrivée au pouvoir début août une politique de lutte sans merci contre les guérillas et les narcotrafiquants, avec le soutien des Etats-Unis.
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Son prédécesseur de gauche, Gustavo Petro, lui-même ancien membre d'une autre guérilla dissoute, avait échoué dans la plupart de ses tentatives de conclure la paix, et de nombreux experts soulignent que les groupes armés se sont renforcés durant sa présidence.
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