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Un refus d’obtempérer et une folle course-poursuite sur 60 kilomètres pour un simple vol de… trottinette

Un refus d’obtempérer qui a mobilisé 4 équipages des forces de l’ordre avant de pouvoir stopper la voiture folle dans les Pyrénées-Orientales. Et tout ça pour une raison vraiment futile.

Un refus d’obtempérer qui a mobilisé 4 équipages des forces de l’ordre avant de pouvoir stopper la voiture folle dans les Pyrénées-Orientales. Et tout ça pour une raison vraiment futile.

Le 7 juin 2026, la gendarmerie est requise à Argelès-sur-Mer pour une tentative de vol sur la voie publique. À l’arrivée des forces de l’ordre, le plaignant désigne 3 personnes, deux hommes et une femme, comme étant ceux qui l’ont agressé pour lui voler sa trottinette. Les 3 personnes s’engouffrent immédiatement dans une Opel qui démarre en trombe. La poursuite s’engage. Le conducteur fait des embardées pour empêcher les militaires de le rejoindre, roule à tombeau ouvert. Il prend la direction du Boulou où deux équipages de la PAF et un de gendarmes se joignent aux poursuivants.

L’Opel repart vers le nord et finit par emprunter l’autoroute A9. Ce n’est qu’au niveau de Salses que faute de carburant la voiture s’arrête, non sans percuter un véhicule de police. Elle termine sa course dans les barrières de sécurité. Les fuyards refusent d’ouvrir les portières. Il faut briser les vitres pour les appréhender.

La jeune femme est immédiatement mise hors de cause. Le conducteur assume sa faute. Il était ivre, 1,5 g d’alcool par litre de sang, mais il a bu une demi-bouteille de whisky sous le coup de l’émotion seulement quand la poursuite s’est arrêtée.

Le passager, ivre, dormait

Le chauffeur et son autre passager sont présentés devant le tribunal correctionnel de Perpignan en cette mi-juillet. Comme on peut s’en douter, la présidente est plus que dubitative à l’écoute de cette version. Quant au passager, fatigué de sa semaine de travail, ivre, il dormait. Il ne s’est réveillé que quand on a brisé les vitres. Les risques encourus par les usagers de la route et fait prendre aux forces de l’ordre poussent la procureure à requérir 8 mois ferme et la révocation de 4 mois de sursis contre le conducteur.

Pour la défense, Me Centono-Jural réagit immédiatement : "Oui tout a dégénéré quand, après avoir bu, ils ont contacté cette connaissance avec qui ils voulaient régler un litige concernant une trottinette. Ensuite on a la peur de retourner en prison et cette spirale de perte de raison. Mais, il a maintenant vraiment conscience de la dangerosité de ses gestes ce jour-là".

Contre le passager, 6 mois sont requis. "Il dormait vraiment, plaide Me Beaufigeau. Les agents de la PAF l’ont constaté. Il se réveille et pense qu’on les agresse. D’où sa réaction, les insultes proférées, et son refus de se laisser interpeller".

Le tribunal décide de condamner le conducteur à 12 mois ferme assortis de 4 mois de révocation de sursis. Le passager, qui exécute déjà une autre peine, écope de 4 mois ferme.