Un rapport publié par SOS Racisme révèle que 17% des plages privées et 30% des établissements de nuit testés ont pratiqué des discriminations
L'association appelle l'État à rappeler aux professionnels leurs obligations légales et à renforcer les poursuites. Publié le 28/07/2026 07:00 Temps de lecture : 1min ...
L'association appelle l'État à rappeler aux professionnels leurs obligations légales et à renforcer les poursuites.
Publié le 28/07/2026 07:00
Temps de lecture : 1min
SOS Racisme a mené une campagne de testing en juillet 2026 dans des plages privées et établissements de nuit de Montpellier, La Grande-Motte, Palavas-les-Flots, Marseille, Aix-en-Provence, Nice et Antibes. Dans son rapport, 17% des plages privées et 30% des établissements de nuit testés ont pratiqué des discriminations, pointe l'association dans un rapport publié mardi 28 juillet, que France Inter a pu consulter.
Au total, 40 établissements ont été testés (23 plages privées et 17 établissements de nuit). Quatre plages privées et quatre établissements de nuit ont fait l'objet d'un constat de discrimination. SOS Racisme évoque également un autre établissement niçois où tous les groupes ont pu entrer, mais où le groupe perçu comme arabe a été accueilli par la remarque : "Pas de bagarre ce soir". L'association n'a pas comptabilisé ce cas comme une discrimination, mais comme un accueil différencié fondé sur des stéréotypes.
Dans son analyse, SOS Racisme estime que "les discriminations raciales à l'entrée des établissements de loisirs (plages privées et boîtes de nuit) demeurent une réalité ancrée". L'association précise qu'elles ne sont "pas nécessairement systématiques" ni "universelles", mais qu'elles restent suffisamment fréquentes pour exposer certaines personnes à un risque de discrimination.
L'association appelle les pouvoirs publics à rappeler aux professionnels leurs obligations légales et à renforcer les poursuites en matière de discriminations raciales. Elle estime que "la quasi-absence de condamnations pénales en matière de discriminations raciales montre à quel point ce fléau est de facto largement impuni".