thejournalofsierraleonestudies.com

Un peloton de la réserve fédérale arrive à Bruxelles : ‘C’est une urgence nationale’, selon Bernard Quintin - RTBF Actus

Le ministre a mis un peloton de la réserve fédérale à la disposition des zones de police bruxelloises. "Les forces spéciales de la police fédérale vont renforcer leur collaboration avec la police locale", a-t-i...

Le ministre a mis un peloton de la réserve fédérale à la disposition des zones de police bruxelloises. "Les forces spéciales de la police fédérale vont renforcer leur collaboration avec la police locale", a-t-il annoncé. Il a rappelé que la police fédérale de Bruxelles avait déjà été renforcée par 77 agents.

Le procureur du Roi, Julien Moinil, a toutefois signalé que le cadre n’était pas rempli. Des postes sont ouverts, mais les autorités recherchent des enquêteurs expérimentés pour travailler sur des meurtres, des crimes financiers ou du trafic d’armes.

Bernard Quintin a aussi discuté avec son homologue de la Défense d’un renforcement de la présence militaire à Bruxelles. "J’aimerais qu’il y en ait plus et qu’ils puissent sortir des gares et des stations de métro."

C’est un travail de longue haleine. C’est une guerre que nous ne pouvons pas perdre.

Bernard Quintin

Le ministre évoque également l’ouverture de centres fermés avec sa collègue chargée de l’Asile et de la Migration, ainsi que l’immatriculation des trottinettes avec le ministre de la Mobilité. Celle-ci permettrait leur suivi par les caméras ANPR.

Interrogé sur les responsabilités que les différents niveaux de pouvoir se sont renvoyées ces derniers jours, il a estimé que cette "poussée de fièvre" était passée. "Je me réjouis de l’atmosphère autour de la table", a-t-il affirmé, citant la volonté des communes, de la Région et du fédéral de travailler ensemble. "C’est un travail de longue haleine. C’est une guerre que nous ne pouvons pas perdre. Nous devons mener tous les combats ensemble", a conclu Bernard Quintin.

Le bourgmestre de Saint-Gilles Jean Spinette (PS) s’est dit mercredi soir davantage soutenu dans la lutte contre la criminalité organisée, à l’issue du Conseil régional de sécurité (Cores). Très marqué par les récents incidents dans sa commune, il a affirmé avoir retrouvé "un peu plus le sourire".

Le bourgmestre avait ressenti auparavant "un manque de loyauté fédérale". Il salue désormais "une prise de conscience nationale" face à une criminalité organisée "déstabilisante et problématique pour l’entièreté du pays, pas juste pour Bruxelles et Saint-Gilles".

Ici, on est dans un tout autre niveau de prise de conscience.

Jean Spinette

La Justice, l’Intérieur, le parquet de Bruxelles, la Région, les bourgmestres et les autorités de la police fédérale se sont réunis mercredi au siège de safe.brussels. Jean Spinette relève la mise en place d’une collaboration assortie de renforts concrets, déjà fournis par la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, auxquels s’ajoute désormais un appui fédéral.

"Lors des explosions de la façade de l’école place Bethléem ou des tirs sur la place Bethléem, j’avais eu l’impression qu’il y avait beaucoup de compassion, mais que peu de choses concrètes avaient suivi", a-t-il expliqué. "Ici, on est dans un tout autre niveau de prise de conscience".

Il espère que cette "union nationale" sera suivie d’effets. Les renforts venus de la Ville de Bruxelles sont déjà visibles à Saint-Gilles, avec davantage de patrouilles, affirme-t-il.

"Le peloton n’a pas été promis pour dans des mois. C’est tout de suite que cela se met en place". Jean Spinette reste toutefois prudent. "J’ai appris à attendre et à voir. Mais ici, j’avoue que j’ai pu remercier les gens", a-t-il conclu.