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Un nouvel avis défavorable pour le projet éolien Aspiravi aux portes d’Enghien : “Le projet ne s’intègre pas harmonieusement dans le paysage”

Après l'avis défavorable du Pôle Aménagement du territoire du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de Wallonie, rendu le 30 juin dernier, le projet de deux éoliennes d'Aspiravi à Marcq essuie un...

Après l'avis défavorable du Pôle Aménagement du territoire du Conseil économique, social et environnemental (CESE) de Wallonie, rendu le 30 juin dernier, le projet de deux éoliennes d'Aspiravi à Marcq essuie un nouveau "revers". Consulté dans le cadre de la demande de permis unique, le Pôle Environnement du CESE Wallonie a également rendu un avis défavorable sur l'opportunité environnementale du projet.

D'une hauteur de 200 mètres et d'une puissance comprise entre 3,6 et 6 MW chacune, les deux éoliennes sont projetées dans une zone agricole située au sud de l'E429 et de la ligne TGV, entre Enghien et Hoves. Elles devraient produire entre 11.418 et 14.573 MWh par an et par machine.

Pour le Pôle Environnement, le problème est avant tout paysager. Le Cadre de référence éolien prévoit un minimum de quatre éoliennes par parc. Or, le projet n'en compte que deux. Surtout, le Pôle considère que la dérogation à cette règle ne permet pas de garantir une intégration harmonieuse dans le paysage.

Un mitage du paysage

Le futur parc serait situé à environ 8 km des éoliennes existantes d'Ollignies/Silly. Même en cas de construction des deux machines autorisées à Bassilly, celles-ci resteraient à environ 4 km. Une implantation qui, selon le Pôle Environnement, contribuerait à un "mitage du paysage".

Le paysage de la plaine et du bas plateau limoneux hennuyer est également jugé particulièrement sensible. Les vues y sont ouvertes, longues et dégagées, avec peu d'éléments venant structurer l'horizon. Résultat : les deux machines de 200 mètres seraient particulièrement visibles.

L'argument de la proximité de l'autoroute et de la ligne TGV ne convainc pas davantage le Pôle. Ces infrastructures sont, selon lui, trop peu visibles depuis le secteur pour jouer un véritable rôle dans l'intégration paysagère du projet.

Le Pôle pointe également la proximité de plusieurs habitations. Huit maisons isolées se trouvent entre 400 et 600 mètres du projet. Pour quatre d'entre elles, les incidences sont jugées importantes et pour trois autres, modérées. Le nord-ouest de Hoves serait également fortement impacté.

Deux périmètres d'intérêt paysager, dans la vallée de la Marcq et à Hoves, seraient par ailleurs affectés, de même qu'une ligne de vue remarquable de la vallée de la Marcq.

Face à ces différents éléments, le Pôle estime que le projet ne démontre pas non plus en quoi il contribuerait à la protection, à la gestion ou à l'aménagement des paysages, alors que cette contribution constitue une condition pour déroger au guide communal d'urbanisme d'Enghien.

Le Pôle Environnement ne juge donc pas pertinent de générer ces incidences pour seulement deux éoliennes, même s'il reconnaît au projet un bon potentiel venteux, la proximité du poste de raccordement de Hoves et l'utilisation de voiries existantes pour les travaux.

Cet avis défavorable constitue un élément important du dossier, mais il ne signifie pas que le projet est définitivement écarté. L'avis du Pôle Environnement est consultatif : sa consultation est obligatoire, mais l'autorité compétente peut s'en écarter moyennant motivation.

La procédure se poursuit donc et l'enquête publique est toujours ouverte jusqu'au 17 août.

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