Remco Evenepoel vise le doublé historique aux Mondiaux
Publié26. septembre 2026, 22:30CyclismeUn Mondial sans Pogacar ultra ouvert et palpitantL'absence du glouton slovène des championnats du monde de Montréal permet à tout le monde de rêver. Voici nos favoris pour...
Publié26. septembre 2026, 22:30
CyclismeUn Mondial sans Pogacar ultra ouvert et palpitant
L'absence du glouton slovène des championnats du monde de Montréal permet à tout le monde de rêver. Voici nos favoris pour les 273,7 km de la course de dimanche.

Le double champion du monde n'est pas là. Du coup, des flopées de cyclistes d'au moins une dizaine de nationalités ont retrouvé des ambitions de titre mondial. Ça fait presque du bien… Sur le tracé montréalais, la Belgique, la France, les États-Unis, l'Italie, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, l'Espagne, le Mexique, l'Irlande ou encore l'Équateur, et même la Suisse, peuvent rêver. D'autant plus lors d'une épreuve sans oreillettes. Voici nos cinq favoris pour l'exigeante course montréalaise, qui se terminera en «prime-time» sur les écrans de TV de la Vieille Europe.
Remco Evenepoel pour l'histoire
L'ancien footballeur est devenu dimanche dernier le premier cycliste à décrocher quatre titres consécutifs de champion du monde du contre-la-montre. En 2024, il avait réussi l'exploit de gagner le contre-la-montre et la course en ligne aux Jeux olympiques d'été à Paris, ce qui n'avait jamais été fait. Cette fois, le Belge entend entrer encore un peu plus dans le grand livre du cyclisme. Devenir le premier coureur à réussir le doublé aux Mondiaux demeure «un grand but» qui «semble réalisable», a-t-il dit la semaine passée. La forme est là et il a tout misé sur ce rendez-vous après sa deuxième place du dernier Tour de France.
Isaac del Toro connait le coin
Le Mexicain a remporté le GP de Montréal sur quasiment le même tracé il y a deux semaines. Et ce ne sont pas les quelque 70 km supplémentaires dans la pampa québécoise qui vont lui faire peur... Débarrassé de son habituel leader, Tadej Pogacar, et dépourvu d'une équipe forcée de prendre la course en main, le phénomène d'Ensenada, âgé de simplement 22 ans, semble mûr pour la récompense suprême. Cette saison, quand Pogacar n'était pas à ses côtés, il a quasiment tout gagné. Et quand le Slovène a très vite eu la Grande Boucle gagnée cet été en France, il a propulsé «El Torito» sur la troisième marche du podium à Paris.
Mathieu van der Poel en revanchard
Il a beau dire qu'il ne pense pas que le tracé canadien soit fait pour lui, la récente forme qu'il a montrée sur le Tour du Luxembourg semble prouver que «MvdP» y croit. Sur l'ultime étape de cette épreuve, il est parti dès le départ, a passé 170 km seul en tête, avant de gagner à la fin. Une répétition générale pour le Néerlandais qui a connu une grande frustration mondiale, il y a quelques semaines. Le petit-fils de Raymond Poulidor a fini 30ᵉ des Mondiaux de VTT, un objectif qu'il n'a toujours pas atteint. Et comme Mathieu van der Poel est du genre revanchard, il va tout donner ce dimanche pour tenter de porter une fois encore le magnifique maillot irisé.
Quand un grand favori manque à l'appel, tu réagis comment devant une course comme celle-ci ?
Je trouve ça plus ouvert, donc plus excitant.
Je regrette son absence, mais j'aime quand même le suspense.
Ça enlève un peu de saveur à l'événement.
Je regarde surtout pour voir s'il y a un outsider qui crée la surprise.
Je ne suis pas vraiment le cyclisme.
Wout van Aert pour les fans
Il a été trois fois champion du monde de cyclo-cross, avant que son meilleur ennemi, Van der Poel, ne le batte à chaque fois. Autrement, le Belge n'a jamais porté de maillot arc-en-ciel. Le favori de nombreux suiveurs du cyclisme, et pas que ceux qui viennent du Plat-Pays, loin de là, espèrent tous que ce sera son année. Comme ils ont tous fini debout sur leur canapé il y a quelques mois, quand Wout van Aert avait enfin gagné son Graal: Paris-Roubaix. Son équipe belge va ainsi pouvoir jouer sur deux tableaux, entre Evenepoel de loin et lui en cas d'arrivée au sein d'un petit groupe. Il sort d'une Vuelta impressionnante…
Paul Seixas, le rêve bleu
Si vous lisez les journaux français ou écoutez les médias audiovisuels de l'autre côté du Jura, vous n'avez pas pu le manquer. Le prodige lyonnais, qui a fêté ses 20 ans seulement ce jeudi, est partout. L'équipe de France a d'ailleurs été montée entièrement pour supporter le prodige que tout un pays attendait depuis Bernard Hinault. Paul Seixas a impressionné lors du contre-la-montre, en terminant troisième derrière les deux monstres de l'exercice que sont Evenepoel et Filippo Ganna. Le tout, en ne pesant que 65 kg tout mouillé. Il a aussi fini deuxième du GP de Montréal derrière Del Toro, il y a deux semaines. À peine retraité, Julian Alaphilippe a peut-être déjà son successeur.

Robin Carrel (rca) est journaliste spécialisé en sport à 20 Minutes depuis 2011. Ses sports de prédilection sont le football et le cyclisme, mais il privilégie surtout le terrain de la découverte.