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Un militaire a été mis en examen à Metz pour avoir détourné l’IA de l’armée à des fins pédopornographiques

Il avait réalisé plus de 10 000 requêtes pour forcer la création d'images à caractère pédopornographique", a déclaré le procureur de la République. Publié le 07/08/2026 21:24 Temps ...

Il avait réalisé plus de 10 000 requêtes pour forcer la création d'images à caractère pédopornographique", a déclaré le procureur de la République.

Publié le 07/08/2026 21:24

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Le palais de justice de Metz (Moselle), en mars 2026. (Hugo AZMANI / MAXPPP)
Le palais de justice de Metz (Moselle), en mars 2026. (Hugo AZMANI / MAXPPP)

Il est accusé d'avoir utilisé le système d'intelligence artificielle du ministère des Armées pour générer des images à caractère pédopornographique. Un militaire de 42 ans a été mis en examen et placé en détention provisoire, a annoncé à l'AFP le procureur adjoint de Metz, Thomas Bernard, vendredi 7 août. Cet homme, basé en Moselle et sans antécédent judiciaire, a réalisé "plus de 10 000 requêtes afin de forcer la création d'images à caractère pédopornographique" auprès de l'outil d'intelligence artificielle, a-t-il précisé, confirmant une information du Républicain Lorrain.

Le militaire est également visé par les plaintes de deux collègues, qu'il avait mises en scène en créant des images d'elles dénudées avec ce même outil. Interpellé le 22 juillet, il a reconnu les faits avant d'indiquer qu'il avait sollicité des photos à caractère pédopornographique auprès de mineurs de 15 ans sur les réseaux sociaux.

Une information judiciaire a été ouverte à son encontre pour "diffusion, par service de communication au public en ligne, d'un montage ou contenu généré par traitement algorithmique à caractère sexuel reproduisant l'image ou les paroles d'une personne non consentante", "corruption de mineur par une personne mise en contact avec la victime par un réseau de communications électroniques", "sollicitation d'un mineur par un majeur pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique", "importation de l'image d'un mineur présentant un caractère pornographique" et "enregistrement ou fixation d'image à caractère pornographique d'un mineur de 15 ans".

L'enquête a été confiée à la section de recherches de la gendarmerie de l'armement, l'unité nationale cyber, qui lutte contre la criminalité numérique, ainsi que la brigade de recherches de Thionville.