Un intervenant en maternelle mis en examen pour des viols et agressions sexuelles sur 22 enfants
Un intervenant en anglais de 31 ans a été mis en examen, ce jeudi, pour viols, agressions sexuelles et violences sur 22 enfants d’une école maternelle privée, à Paris. Il était employé par CapEnglish.
Un intervenant en anglais de 31 ans a été mis en examen, ce jeudi, pour viols, agressions sexuelles et violences sur 22 enfants d’une école maternelle privée, à Paris. Il était employé par CapEnglish.
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Un homme de 31 ans, intervenant en anglais dans une école maternelle privée parisienne, a été mis en examen et écroué, ce jeudi, pour viol, agression sexuelle et violence sur 22 enfants. « Yasser G., âgé de 31 ans, inconnu de la justice, a été employé par une société de cours d’anglais et est intervenu dans cette école de septembre 2025 au 23 juin 2026, date à laquelle il a été suspendu de ses fonctions », a précisé le parquet.
Cet homme intervenait au sein de l’école privée Saint-Laurent, dans le Xe arrondissement de Paris, selon une source proche du dossier. Il s’agit d’un établissement catholique privé sous contrat d’association avec l’État. Yasser G. avait été interpellé mardi, puis placé en garde à vue. Il a été présenté à un juge jeudi, puis placé en détention provisoire conformément aux réquisitions du parquet, a précisé ce dernier. C’est désormais un juge d’instruction qui va conduire l’enquête.
Des cris et des coups
Du côté des victimes présumées, « les 22 enfants entendus, nés entre 2020 et 2022, et leurs représentants légaux » ont évoqué devant les enquêteurs des injures, des cris, des coups, des attouchements sur les fesses et le sexe, des pénétrations digitales de la part du professeur. Le 23 juin 2026, la directrice de l’école avait signalé au procureur « le dépôt de plainte du père d’une fillette au sujet de son professeur d’anglais ».
Elle avait ajouté « que les parents d’une autre fillette avaient demandé à la rencontrer en mai 2026 pour évoquer les éléments d’inquiétude de plusieurs parents au sujet de cet enseignant ». À cette date, la section du parquet de Paris en charge des mineurs a saisi le commissariat du Xe arrondissement de la centralisation des plaintes, avant leur transmission à la Brigade de protection des mineurs (BPM).
Des vérifications
La société CapEnglish, employeur de l’intervenant au moment des faits dénoncés, avait expliqué mardi dans un communiqué qu’« un de ses anciens intervenants dans une école privée située à Paris a été mis en cause pour des faits graves relevant, semble-t-il, du code pénal. Il a été immédiatement écarté de toute intervention auprès des élèves à titre conservatoire dès que la cheffe d’établissement a informé CapEnglish des faits reprochés ».
CapEnglish « tient à préciser que, lors de son recrutement et avant toute intervention auprès des élèves, les vérifications prévues dans le cadre de ses procédures (…) avaient été effectuées, sans qu’aucun élément porté à sa connaissance ne fasse alors obstacle à son intervention auprès de mineurs. » « Cette affaire n’a pas été gérée en interne comme elle aurait dû. Au drame humain s’ajoute la légèreté blâmable de responsables manifestement inconséquents », a réagi jeudi Me Antonin Gravelin-Rodriguez, avocat de plusieurs parents d’élèves.
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