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Un hiver sans hausse du prix de l’électricité : la promesse de Sébastien Lecornu est-elle tenable ?

Sébastien Lecornu en a pris l’engagement mercredi, lors de son allocution : le prix de l’électricité n’augmentera pas cet hiver. Une promesse réaffirmée ce jeudi 8 octobre matin par la porte-parole du gouvernement, sur franceinfo. De quoi rassurer les Français à quelques semaines de rallumer son chauffage. Mais cette promesse est-elle tenable, même en cas de grand froid ? Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre ?

Publié le 08/10/2026 22:40

Mis à jour le 08/10/2026 22:40

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Article rédigé par France 2 - N. Poitevin, V. Thibier, N. Salem, G. Liaboeuf - Édité par l'agence 6Medias

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Sébastien Lecornu en a pris l’engagement mercredi, lors de son allocution : le prix de l’électricité n’augmentera pas cet hiver. Une promesse réaffirmée ce jeudi 8 octobre matin par la porte-parole du gouvernement, sur franceinfo. De quoi rassurer les Français à quelques semaines de rallumer son chauffage. Mais cette promesse est-elle tenable, même en cas de grand froid ? Comment le gouvernement compte-t-il s’y prendre ?

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Un hiver sans hausse du prix de l'électricité. Voici la promesse faite par le Premier ministre dans la soirée de mercredi 7 octobre, alors que les prix de l'énergie ne cessent de bondir depuis la rentrée. Alors, quelle est la stratégie du gouvernement ? Il veut faire pression sur EDF et mise sur la production nucléaire compétitive.

Avec 57 réacteurs répartis sur le territoire, l'entreprise assure 70% de la production d'électricité nationale. Cette promesse est-elle tenable ? Rien n'est moins sûr, car elle ne repose pas uniquement sur cette hausse de production nucléaire. "La facture d'électricité, elle ne dépend pas que de la production, elle dépend aussi des taxes, elle dépend aussi des coûts de réseau et des décisions tarifaires qui sont prises par l'État", souligne Carine Sebi, directrice de l’Institut Energy for Society - Grenoble École de Management.

L'autre inconnue, c'est l'hiver. Plus il est froid, plus la consommation augmente et plus la France devra compléter son énergie nucléaire avec d'autres sources, comme le gaz, qui risque de coûter très cher. L'État pourrait-il reporter une augmentation ? Le tarif réglementé de l'électricité est révisé deux fois par an. La prochaine fois, c'est en février. Et si le montant ne lui convient pas, l'État peut le refuser.

"Ça peut prendre plusieurs semaines de faire une nouvelle proposition, que le gouvernement peut encore refuser. Après, tout ça peut se terminer au Conseil d'État, avec une décision qui sera probablement une hausse rétroactive, que les consommateurs finiront par payer", explique Nicolas Goldberg, expert énergie - Colombus Consulting.

Autrement dit, un répit, mais de courte durée. Dernière solution : baisser temporairement les taxes pour absorber une éventuelle hausse sur le prix de l'électricité. Mais cette mesure coûterait cher aux finances publiques.

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