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Un gigantesque tsunami a frappé l’Alaska l’an dernier sans que personne ne le voit

Au sommaire de "La planète des sciences" cette semaine : un gigantesque tsunami de 481 mètres de haut, l'étonnante mémoire des corbeaux et des combats sans merci entre des grenouilles et des frelons géants...

Au sommaire de "La planète des sciences" cette semaine : un gigantesque tsunami de 481 mètres de haut, l'étonnante mémoire des corbeaux et des combats sans merci entre des grenouilles et des frelons géants...

Un tsunami de 481 mètres de haut a frappé l’Alaska en août 2025

Personne n’était là pour le voir directement, mais les mesures enregistrées par les satellites et les sismomètres ainsi que les observations des dégâts ont permis de reconstituer l’évènement. Le 10 août 2025, dans un fjord à l’ouest de l’Alaska, 64 millions de mètres cubes de roches se sont décrochés de la montagne et sont tombés quasiment à la verticale de 800 mètres de haut dans la mer, générant une gigantesque vague qui est venue se fracasser sur les versants abrupts surplombant le fjord.

Le tsunami ainsi généré a atteint 481 mètres de haut, soit 1 fois et demie la taille de la tour Eiffel. Des bateaux de croisière viennent régulièrement visiter ce fjord avec à leur bord des milliers de touristes. Par chance le glissement de terrain s’est produit à 5 h 26 du matin. Les bateaux n’étaient pas encore arrivés. Ce cataclysme n’a fait aucune victime.

C’est le deuxième tsunami le plus élevé jamais enregistré. Le premier remonte à 1958, il avait atteint 524 mètres de haut et s’était aussi produit en Alaska. Selon les chercheurs, le glissement de terrain à l’origine du méga tsunami de 2025 est lié au recul d’un glacier qui soutenait la paroi rocheuse. Avec le réchauffement climatique, il faut s’attendre à ce qu’à l’avenir des glissements de terrain de ce type et les tsunamis qui vont avec, se multiplient dans les régions du grand Nord.

Pour en savoir plus : l'étude publiée dans ScienceOuverture dans un nouvel ongletOuverture dans un nouvel onglet

Les corbeaux réalisent des prouesses cognitives insoupçonnées pour trouver leur nourriture

Dans l’immense parc de Yellowstone aux États Unis, lorsque que des loups attrapent une proie, très souvent, quelques instants après des corbeaux arrivent pour profiter du festin. Comment font-ils pour se trouver au bon endroit au bon moment ? Jusqu’à présent on pensait que les oiseaux suivaient les prédateurs. Des biologistes ont voulu vérifier cette hypothèse en analysant les déplacements des deux espèces dans le parc.

Vingt loups gris portaient déjà des colliers GPS mais il a fallu équiper 69 corbeaux de petites balises. Résultat : en deux ans et demi, les chercheurs ont eu la surprise de ne trouver qu’un seul cas dans lequel un corbeau a suivi un loup durant plus d’une heure.

Il est apparu que les corbeaux ne suivent pas les loups pour localiser leurs proies. Ils utilisent leur mémoire. Les données montrent que les corbeaux repèrent les sites où les loups ont l’habitude de tendre leurs embuscades, généralement des paysages ouverts au fond des vallées. Et ils s’y rendent régulièrement pour vérifier qu’une carcasse ne les y attend pas. Ils peuvent parcourir en une seule journée 155 kilomètres pour jeter un œil à une zone de chasse.

Autrement dit, ces oiseaux élaborent une carte mentale des ressources probables sur un territoire de plusieurs milliers de kilomètres carrés. On savait les corbeaux intelligents, on découvre qu’ils ont une mémoire spatiale bien plus développée que ce que l’on pensait. Tout ça avec un cerveau de 14 grammes !

Pour en savoir plus : l'étude publiée dans ScienceOuverture dans un nouvel onglet

La petite grenouille et le frelon géant

Il arrive que l’on trouve dans l’estomac d’une petite grenouille d’Asie des restes de frelon géant. Or, les piqûres de ces insectes sont très douloureuses pour les mammifères. Elles peuvent même tuer une souris. Un scientifique japonais s’est demandé si le batracien évitait les piqûres ou s’il y était insensible. Pour le savoir, il a mis plusieurs grenouilles en présence de différentes espèces de frelons géants.

Résultat : quasiment toutes les grenouilles ont attaqué les insectes qui se sont défendus leur piquant la tête, les yeux et même la langue. Mais dans la grande majorité des cas, les amphibiens n’ont fait qu’une bouchée des frelons. Et les piqûres ne leur ont causé aucun dommage apparent. Il reste à comprendre le secret de cette étonnante tolérance. Cela permettra peut-être de développer un nouvel antidouleur.

Pour en savoir plus : l'étude publiée dans EcosphereOuverture dans un nouvel onglet