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“Un enfer” : une ancienne élue est restée six jours sur un brancard aux urgences de l’hôpital d’Orléans

Victime d'une hémorragie, elle a finalement signé une décharge pour quitter l'hôpital après avoir dormi cinq nuits sur un brancard aux urgences. Radio France ...

Victime d'une hémorragie, elle a finalement signé une décharge pour quitter l'hôpital après avoir dormi cinq nuits sur un brancard aux urgences.

Radio France

Publié le 07/08/2026 06:59

Temps de lecture : 1min

Le CHU d'Orléans. (CÉDRIC HERMEL / RADIO FRANCE)
Le CHU d'Orléans. (CÉDRIC HERMEL / RADIO FRANCE)

Nino-Anne Dupieux, 85 ans, ancienne élue municipale à Orléans (Loiret), dénonce jeudi 6 août sur ICI Orléans une situation "inadmissible" au CHU d'Orléans, après avoir vécu un "enfer" en restant six jours sur un brancard dans le service des urgences. L'hôpital promet des réouvertures de lits à l'automne.

L'ancienne adjointe au maire socialiste d'Orléans entre 1995 et 2008 et ancienne élue municipale entre 2011 et 2017 a dû être prise en charge en juillet au CHU d'Orléans, après une hémorragie. Elle est finalement restée six jours et cinq nuits sur un brancard au service des urgences, avant de signer une décharge de sortie contre l'avis médical et de rentrer chez elle.

"Nous vivons dans un système de santé qui ne se rend pas compte à quel point il génère des souffrances au niveau des malades et des personnels", dénonce Nino-Anne Dupieux au micro d'ICI Orléans. Elle a publié un communiqué à ce sujet, dont le titre est "Des anges en enfer", faisant référence au personnel hospitalier qui travaille dans de mauvaises conditions. "Tous les jours, le personnel espérait me trouver une chambre. Et dans cet énorme hôpital, il n'y avait pas une chambre pour une vieille dame comme moi", regrette l'ancienne élue.

"Je voyais les couloirs remplis de brancards, avec sur chacun, des personnes qui avaient besoin des urgences."

Nino-Anne Dupieux, ancienne élue municipale à Orléans

à franceinfo

Nino-Anne Dupieux raconte l'engorgement des urgences, en plein été. Une description fidèle à la réalité selon la CGT au CHU d'Orléans, contactée par ICI Orléans. "Les urgences sont la vitrine du CHU, la situation est catastrophique dans tous les services", abonde la déléguée syndicale Dorine Lemasson.

La direction du CHU d'Orléans a répondu à la polémique par un communiqué, reconnaissant des "tensions sur les capacités d'hospitalisation en aval des urgences". L'hôpital annonce "un programme de réouverture de 42 lits de médecine", prévu "entre septembre et novembre", soit "une augmentation de 6,1% de la capacité en lits par rapport à 2025". Le CHU compte aussi recruter davantage de personnel en parallèle de ces lits supplémentaires.

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