“Un doigt d’honneur à l’Europe”: Audi lance un SUV XXL
Alors que le groupe Volkswagen multiplie les économies et réduit sa gamme de modèles, Audi prépare pourtant l’arrivée d’un nouveau mastodonte haut de gamme. Baptisé Q9, ce SUV XXL deviendra le plus long, le plus large et le plus haut modèle de l’histoire de la marque allemande. Attendu en Belgique à partir d’environ 110.000 euros, il tranche radicalement avec les tendances actuelles de l’industrie automobile.
Alors que le groupe Volkswagen multiplie les économies et réduit sa gamme de modèles, Audi prépare pourtant l’arrivée d’un nouveau mastodonte haut de gamme. Baptisé Q9, ce SUV XXL deviendra le plus long, le plus large et le plus haut modèle de l’histoire de la marque allemande. Attendu en Belgique à partir d’environ 110.000 euros, il tranche radicalement avec les tendances actuelles de l’industrie automobile.
Brecht Vanhaelewyn
Source: Het Laatste Nieuws
2 août 2026, 19:02
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Depuis la fin des années 1970, Audi s’est imposé sur le marché des grandes berlines de luxe. Avec l’A8, le constructeur rivalisait directement avec la BMW Série 7 et la Mercedes Classe S, symboles de prestige et de savoir-faire technologique.
Cette époque semble désormais révolue. Le nouveau porte-étendard de la marque n’est plus une limousine, mais un SUV géant. Avec le Q9, Audi entend concurrencer non seulement les grands modèles allemands, mais aussi des références comme le Range Rover. L’A8 passe ainsi au second plan.
Un pari risqué?
Ce changement de cap s’explique avant tout par le marché américain. Alors que les ventes de grandes berlines stagnent, les SUV premium de grand format continuent d’y séduire une clientèle fortunée.
Le calendrier soulève toutefois quelques interrogations. Même aux États-Unis, la popularité des SUV commence à ralentir. Les voitures plus basses retrouvent progressivement les faveurs des acheteurs, tandis qu’une partie des jeunes consommateurs considère désormais les SUV comme des véhicules davantage associés aux générations plus âgées.
Dans ce contexte, le lancement du Q9 apparaît comme un pari audacieux, alors que le groupe Volkswagen n’a pas toujours fait les bons choix stratégiques ces dernières années.
Jusqu'à six sièges individuels
À bord, Audi mise sur l’espace. Le Q9 offre un habitacle particulièrement vaste, un coffre généreux et des places arrière conçues pour rivaliser avec celles des meilleures limousines, à condition d’opter pour la configuration à cinq places plutôt que pour la troisième rangée de sièges.
Le SUV pourra également être commandé avec six sièges individuels entièrement électriques. Les passagers profiteront d’un immense toit panoramique d’environ un mètre et demi carré, un équipement qui rappelle les monospaces haut de gamme, un segment qui retrouve progressivement de l’intérêt, notamment sous l’impulsion des constructeurs chinois.
Une avalanche de technologies
Comme tout modèle haut de gamme, le Q9 embarquera de nombreuses innovations technologiques. Audi annonce notamment les premiers feux arrière OLED incurvés au monde.
Le SUV sera également capable de projeter des signaux lumineux sur la chaussée afin d’améliorer la sécurité. Reste à savoir si ces indications seront réellement comprises par les autres usagers ou si elles risquent surtout d’ajouter de la confusion.
Un design plus sobre
L’habitacle marque aussi une évolution du style Audi. La marque délaisse progressivement les plastiques noirs brillants, souvent critiqués pour leur sensibilité aux rayures et aux traces de doigts, au profit de matériaux mats plus adaptés à un usage quotidien.
À l’extérieur, le dessin se veut plus élégant et moins agressif que sur les derniers modèles de la marque. Audi semble s’être inspiré de concurrents comme le Mercedes GLS, tout en évitant les lignes trop anguleuses qui auraient accentué l’impression de gigantisme déjà dégagée par l’immense calandre et le bandeau lumineux arrière.
Un SUV pensé pour les États-Unis
Le Q9 doit avant tout son existence à la demande des clients américains pour les SUV luxueux de très grand format. Ce positionnement se reflète aussi dans l’offre mécanique.
La surprise vient surtout de l’absence quasi totale d’électrification. Aucune version 100 % électrique n’est prévue, pas plus qu’une variante hybride rechargeable ou un véritable hybride.
En Europe, le Q9 sera proposé avec un moteur diesel V6 de 3,0 litres développant 299 chevaux, associé à une consommation annoncée d’environ huit litres aux 100 kilomètres. Le système de micro-hybridation (mild hybrid) ne permet même pas de rouler en mode électrique à basse vitesse.
Aux États-Unis, Audi ira encore plus loin en proposant un moteur V8 essence. Un choix qui illustre la priorité accordée au marché américain, quitte à s’éloigner des orientations prises en Europe en matière de réduction des émissions.