Un chien enfermé dans une voiture en pleine canicule à Six-Fours, son maître placé en garde à vue et poursuivi pour « acte de cruauté »
Un touriste qui avait laissé son chien dans une voiture en pleine canicule ce dimanche à Six-Fours fera l’objet de poursuites judiciaires pour « acte de cruauté envers un animal domestique », a-t-on appris ce l...
Un touriste qui avait laissé son chien dans une voiture en pleine canicule ce dimanche à Six-Fours fera l’objet de poursuites judiciaires pour « acte de cruauté envers un animal domestique », a-t-on appris ce lundi de sources concordantes.
La voiture était stationnée sur le parking d’une résidence de vacances à proximité de la plage de La Coudoulière quand des témoins, en toute fin de matinée, se sont émus du sort de l’animal, un chien de race Beagle.
Le propriétaire du chien qui était en train de suffoquer a été trouvé avant l’arrivée de la police nationale qui a été alertée. Une altercation a même éclaté avant que le mis en cause ne soit interpellé par des fonctionnaires du commissariat de Sanary.
Le chien a été secouru in extremis avec le concours des sapeurs-pompiers qui l’ont transporté dans une clinique vétérinaire. « Il avait du mal à se déplacer avec l’arrière-train affaissé », rapporte une source proche du dossier.
Le maître du Beagle a quant à lui été placé en garde à vue dès la mi-journée de dimanche. Ce septuagénaire originaire de Bretagne aurait regretté les faits tout en estimant qu’avoir à s’occuper d’un animal de compagnie est « trop contraignant ».
Il est également visé par une plainte pour un coup qu’il aurait porté lors de la dispute qui a éclaté lorsqu’il a rejoint son véhicule et que les témoins lui ont demandé des explications.
Audience de plaider-coupable en 2027
Après vingt-quatre heures de garde à vue, l’homme a quitté le commissariat de Sanary avec une convocation pour une audience de « plaider-coupable » en avril à Toulon.
En attendant, son animal lui a d’ores et déjà été retiré et devait être confié à une association en vue d’un placement dans un refuge.
Contacté par Var-Matin, Me Séverine Dauzon, pénaliste toulonnaise spécialisée en droit des animaux, se satisfait de l’orientation donnée à ce dossier qui « à une autre époque aurait débouché sur une simple contravention ».
« Cette suite judiciaire répond à la gravité des faits, je représenterai une association de défense des droits de l’animal en partie civile dans cette affaire », ajoute-t-elle.