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Un Catalan bientôt à la tête nationale de l’Umih ? La campagne musclée de Brice Sannac pour tenter de succéder au très médiatique chef Thierry Marx

Le Catalan Brice Sannac est candidat à la succession de Thierry Marx, à la tête de la Confédération nationale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih). Challenger face au candidat girondin Franck Chaumès, le trentenaire originaire des Pyrénées-Orientales se félicite d’une campagne "sans vague, mobilisé pour défendre ma vision". Mais tout n’aura pas été aussi lisse dans cette course à la présidence.

Le Catalan Brice Sannac est candidat à la succession de Thierry Marx, à la tête de la Confédération nationale de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih). Challenger face au candidat girondin Franck Chaumès, le trentenaire originaire des Pyrénées-Orientales se félicite d’une campagne "sans vague, mobilisé pour défendre ma vision". Mais tout n’aura pas été aussi lisse dans cette course à la présidence.

Un Catalan va-t-il prendre la tête d’un des plus puissants syndicats patronaux de France ? La réponse sera connue ce mardi 13 octobre 2026 à midi. Évidemment. Quelle autre heure que celle du déjeuner pour connaître le résultat du vote de la présidence du syndicat de l’hôtellerie-restauration…

Brice Sannac, le président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) des Pyrénées-Orientales, est candidat à la présidence nationale de son syndicat. Il espère succéder au médiatique chef étoilé Thierry Marx, qui occupe la fonction depuis quatre ans. Mais le Catalan de 36 ans, également propriétaire d’hôtels à Banyuls-sur-Mer (Les Elmes, 4 étoiles) et à Collioure (la Maison Nova, 5 étoiles), est challenger dans cette compétition. Il affronte son homologue de Gironde, Franck Chaumès, restaurateur très installé, déjà président de la branche nationale restauration du syndicat et soutenu par Thierry Marx. Brice Sannac est, lui, vice-président national de la branche hôtelière de l’Umih.

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Entré en campagne depuis juin dernier, le Catalan a embarqué avec lui Céline Viale. Première femme présidente de l’Umih de Maine-et-Loire, elle est particulièrement appréciée dans l’univers de la restauration. Partout où on a bien voulu l’entendre, le binôme a défendu sa vision de l’avenir de la profession. Un mantra résumé par Brice Sannac en ces termes : "Nos métiers sont les points pivots de nos territoires en France. Quand l’hôtellerie-restauration travaille, ce sont toutes les filières qui travaillent : l’agriculture, la pêche, les viticulteurs…". Brice Sannac arguant sa vision "à 360 degrés sur l’ensemble de nos métiers".

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Ces mots auront convaincu de nombreux acteurs économiques locaux qui poussent derrière lui. À commencer par le président de la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) des Pyrénées-Orientales, Laurent Gauze. Un soutien qui a dépassé les frontières catalanes. À en croire, en tout cas, la proximité affichée avec certains décideurs lors de la venue, à Perpignan, du président de CCI France, Alain Di Crescenzo.

Maître Yoda à la table des débats ?

Les présidentes des branches hôtellerie et traiteurs de l’Umih, Véronique Siegel et Valérie Pons, seraient aussi sensibles à la candidature de Brice Sannac. Comme Stéphane Manigold, l’ancien candidat à la présidence de l’Umih nationale face à Thierry Marx en 2022, qui en a profité pour dénoncer le "bilan catastrophique de Franck Chaumès". Des mots qui, selon le média L’Informé, auraient provoqué la colère du dernier cité.

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Toujours selon ce journal, en réponse, "les 105 présidents départementaux du syndicat ont eu la surprise de découvrir dans leur boîte email un message sibyllin de Franck Chaumès, une citation de maître Yoda dans Star Wars : ‘la peur est le chemin vers le côté obscur : la peur mène à la colère, la colère mène à la haine, la haine mène à la souffrance’". Ambiance.

L’Informé révélait encore qu’un président départemental de l’UMIH avait reçu un "article" provenant d’un site en ligne très récemment créé, accusant Brice Sannac d’être le pantin de Stéphane Manigold. "L’article" est accompagné d’une image "où l’on voit Stéphane Manigold manipuler Brice Sannac tel un pantin – une illustration reprenant les codes de l’antisémitisme, selon Stéphane Manigold, qui est de confession juive". Cet "article" est toujours visible en ligne sur ce site où l’IA semble particulièrement utilisée, comme l’a constaté L’Indépendant. Mais rien ne ramène ce site à une quelconque proximité avec l’adversaire de Brice Sannac.

Cette campagne pour la présidence de l’Umih aura provoqué quelques taches. Sur la dernière ligne droite, Brice Sannac commente seulement être "fier de (sa) campagne, sans vague, où je me suis simplement mobilisé pour défendre la vision que je partage avec Céline Vial, pour l’avenir de nos métiers". Résultat, ce mardi.