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Un bâtiment du SPF Pensions squatté depuis plusieurs années sur l’avenue de Tervueren : les riverains dénoncent une situation qui dure

Les tensions persistent autour du bâtiment du 158, avenue de Tervueren, à Woluwe-Saint-Pierre. Depuis un an, des habitants du quartier dénoncent des nuisances récurrentes qu'ils attribuent au Collectif Rockin' ...

Les tensions persistent autour du bâtiment du 158, avenue de Tervueren, à Woluwe-Saint-Pierre. Depuis un an, des habitants du quartier dénoncent des nuisances récurrentes qu'ils attribuent au Collectif Rockin' Squat, installé dans un immeuble appartenant au Service fédéral des Pensions.

Les critiques ne visent pas les personnes en situation de précarité ou sans titre de séjour, insistent plusieurs riverains, mais bien la gestion de l'occupation du bâtiment et l'attitude des pouvoirs publics.

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"Nous ne sommes pas opposés à l'accueil de personnes en difficulté. Beaucoup d'habitants du quartier soutiennent d'ailleurs des associations reconnues qui viennent en aide aux plus précarisés. Ce que nous contestons, c'est qu'un bien public soit utilisé dans des conditions qui dégradent la qualité de vie des riverains", explique une voisine.

Une convention temporaire

Les habitants évoquent des nuisances sonores, des rassemblements et des incivilités qui, selon eux, perdurent malgré de nombreux signalements adressés aux autorités.

Le bâtiment appartient au Service fédéral des Pensions. Celui-ci confirme que l'immeuble est occupé par le Collectif Rockin' Squat dans le cadre d'une convention d'occupation temporaire et précaire. Signé le 15 juillet 2024 pour une durée d'un an, le contrat a été renouvelé le 15 juillet 2025.

L'administration précise que cette convention est née après des contacts pris par le collectif et par Vivalis, alors que le bâtiment était vide dans l'attente d'un projet de réaffectation.

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Le Service fédéral des Pensions reconnaît également avoir été sollicité "à plusieurs reprises" par des riverains faisant état de nuisances. Ces plaintes ont donné lieu à des échanges avec les occupants et les autorités communales.

Le SPF indique qu'un avenant à la convention est actuellement en préparation afin de renforcer les mesures destinées à prévenir certaines nuisances, notamment sonores. Il affirme assurer un suivi régulier du respect des engagements pris par les occupants.

Les voisins mécontents

Ces explications ne convainquent toutefois pas certains habitants. Ils dénoncent ce qu'ils qualifient de manque de fermeté des autorités et s'interrogent sur la gestion d'un patrimoine appartenant à l'État.

L'un d'eux établit un parallèle avec les débats actuels sur la réforme des pensions portée par le ministre Jan Jambon. "On demande aux citoyens d'accepter une diminution de leur pension, mais personne ne semble s'interroger sur le manque à gagner lié à l'occupation gratuite d'un immeuble public depuis plusieurs années", estime-t-il.

Le Service fédéral des Pensions ne chiffre pas le coût de cette occupation et ne répond pas à cette comparaison. Il indique en revanche que plusieurs scénarios sont actuellement étudiés afin de déterminer l'affectation définitive du bâtiment.

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