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Un appel à la grève a été lancé chez Quantic Dream, éditeur français de jeux vidéo en difficulté

Le Syndicat des travailleureuses du jeu vidéo a lancé un appel à la mobilisation, redoutant le licenciement d'une centaine de personnes. ...

Le Syndicat des travailleureuses du jeu vidéo a lancé un appel à la mobilisation, redoutant le licenciement d'une centaine de personnes.

France Télévisions

Publié le 04/08/2026 19:24

Mis à jour le 04/08/2026 19:32

Temps de lecture : 2min

Le logo de l'éditeur français Quantic Dream, le 1er janvier 2023 au siège de l'entreprise à Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)

Plusieurs dizaines de personnes ont manifesté devant les locaux parisiens de l'éditeur de jeux vidéo Quantic Dream, mardi 4 août, pour protester contre un plan social menaçant une centaine de salariés. Ils souhaitent également alerter sur les difficultés de la filière française. Le STJV (Syndicat des travailleureuses du jeu vidéo) a pour sa part lancé un appel à une grève reconductible à partir de mercredi, dans un communiqué consulté par franceinfo.

L'entreprise "est en passe de licencier plus de 100 travailleureuses dans son studio parisien, dans le cadre d'un plan de licenciements", dénonce notamment l'organisation syndicale. Elle affirme que les négociations qui se sont "déroulées de manière exécrable". Le studio français, notamment connu pour ses titres narratifs Detroit: Become Human et Heavy Rain, a annoncé en mai l'arrêt du développement de Spellcasters Chronicles, faute de joueurs. Cette décision s'est traduite par un plan de départs.

Une image tirée du jeu "Detroit: Become Human" lors d'une présentation à Los Angeles (Etats-Unis), en juin 2017. (CHRISTIAN PETERSEN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)
Une image tirée du jeu "Detroit: Become Human" lors d'une présentation à Los Angeles (Etats-Unis), en juin 2017. (CHRISTIAN PETERSEN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

Environ 115 emplois sont menacés, a expliqué un représentant du Syndicat des travailleurs du jeu vidéo (STJV), sur les quelque 400 salariés que compte Quantic Dream à Paris et Montréal. Contacté par l'AFP, le studio n'a pas réagi dans l'immédiat à cette mobilisation.

Quantic Dream travaille depuis plusieurs années sur Star Wars Eclipse, un jeu d'action-aventure très ambitieux qui n'a pas encore de date de sortie. "Il y a un risque qu'on ne puisse pas le finir", a expliqué à l'AFP Loriel Paris, 32 ans, qui redoute de voir "plein de collègues sur des sièges éjectables". L'entreprise a assuré en mai que le développement de ce jeu ne serait pas affecté par l'arrêt de Spellcasters. Mais des doutes subsistent sur l'avenir du studio depuis que son propriétaire, le géant chinois du secteur NetEase Games, a commencé à retirer des financements à d'autres projets dans le monde.

Les mauvaises nouvelles s'accumulent depuis plusieurs mois pour la filière française du jeu vidéo, qui emploie environ 12 000 personnes. Plusieurs studios ont mis la clé sous la porte et des dizaines de salariés ont perdu leur emploi, dans le sillage de la mise en redressement judiciaire de l'éditeur Nacon. En difficulté financière, le géant français Ubisoft poursuit ses fermetures de studio à l'étranger et s'est séparé de plus de 4 000 salariés depuis septembre 2022. Déjà touché par un plan de départ en 2025, le studio Don't Nod aura épuisé ses finances en novembre, ont alerté les commissaires aux comptes de la société.

Présents sur le piquet de grève, des représentants du STJV d'autres studios français ont annoncé des mobilisations cet été pour alerter les pouvoirs publics et les joueurs sur les difficultés du secteur, avant un appel à la grève nationale plus tard dans l'année.

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