Un adolescent de 15 ans mis en examen après la mort de deux pompiers à l’ouest de Bordeaux
Un adolescent de 15 ans a été mis en examen placé en centre éducatif fermé dans le cadre de l’enquête sur la mort des adjudants Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme, deux sapeurs-pompiers qui se sont retrouvés « piégés » dans une parcelle de pins livrée aux flammes, à Merignac, en Gironde.
Anthony Berthôme (gauche) et Wilfried Schmitter (droite) sont morts ce mardi 21 juillet lors d'une intervention à l'aéroport de Bordeaux.
© Capture d’écran Facebook passionmilitaria
Un adolescent de 15 ans a été mis en examen placé en centre éducatif fermé dans le cadre de l’enquête sur la mort des adjudants Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme, deux sapeurs-pompiers qui se sont retrouvés « piégés » dans une parcelle de pins livrée aux flammes, à Merignac, en Gironde.
L’enquête progresse après la mort de d’Anthony Berthôme et de Wilfried Schmitter. Un mineur a été mis en examen dans le cadre de l’enquête ouverte sur l’origine de l’incendie qui a provoqué la mort de ces deux sapeurs-pompiers le 21 juillet dernier près de l’aéroport de Bordeaux, à Mérignac, en Gironde. En garde à vue, l’adolescent de 15 ans a disculpé son frère aîné, qui avait également été interpellé, selon des informations de BFMTV, confirmées par l’AFP. L’aîné, âgé de 22 ans, a été laissé libre et le cadet, âgé de 15 ans, placé en centre éducatif fermé, selon la chaîne d’information en continu.
Le 21 juillet, le camion où se trouvaient les deux sapeurs-pompiers avait été « piégé » dans une parcelle de pins livrée aux flammes, selon le directeur du Service départemental d’incendie et de secours (Sdis) de Gironde, Marc Vermeulen. Une enquête avait été ouverte par le parquet de Bordeaux pour préciser les circonstances du drame et l’origine de l’incendie tandis qu’Emmanuel Macron leur rendait hommage, écrivant : « J’adresse à leurs familles, à leurs proches et aux sapeurs-pompiers de France les condoléances, la reconnaissance et le soutien de la Nation ».
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Wilfried Schmitter et Anthony Berthôme, deux adjudants de sapeurs-pompiers professionnels âgés de 34 ans, ont été cités la semaine dernière à l’ordre de la Nation, un titre de reconnaissance créé en 1917 pour récompenser « les services ou actes de dévouement exceptionnels accomplis pour la France au péril de sa vie, à titre civil ou militaire ». Ils ont été distingués pour leur « engagement total » par le Premier ministre Sébastien Lecornu, sur proposition du ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. Ce dernier s’était rendu dans une caserne de Bordeaux le lendemain de leur mort pour rencontrer leurs familles.
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Des pompiers à bout et « très déçus »
Leur décès, ainsi que celui deux semaines plus tôt d’un sapeur-pompier volontaire de 22 ans, Baptiste Gerfaud-Valentin, qui luttait contre un feu en Savoie, avait alimenté la colère des syndicats de pompiers qui dénonçaient l’insuffisance de moyens. Ce jeudi, les neuf syndicats représentatifs des services d’incendie et de secours (Sdis), réunis en intersyndicale, ont été reçus pendant près de deux heures par Laurent Nuñez au ministère de l’Intérieur. Ils en sont ressortis « très déçus » par ses promesses et ont appelé à la mobilisation nationale en septembre.
En France, l’année 2026, marquée par des vagues de chaleur à répétition, bat déjà le record de surfaces brûlées en vingt ans de mesures satellites, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100 000 hectares déjà brûlés. Le mégafeu de Gironde, qui s’est déclenché au lendemain de la mort des deux pompiers à l’aéroport de Bordeaux, a parcouru à lui seul plus de 40 000 hectares, selon les estimations des autorités. Au terme d’une journée caniculaire dans la quasi-totalité du pays, plusieurs incendies étaient toujours en cours jeudi soir, dans le Sud-Ouest (Landes), l’Ouest (sud de Rennes) et le Nord (Pas-de-Calais).
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