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Ultimate Championship : l’athlétisme a ‘beaucoup à apprendre de ce nouveau championnat’ pour son avenir - RTBF Actus

Sans cacher ses intentions, il a également souligné à quel point l'argent était essentiel, tant au fonctionnement de la fédération qu'au "bien-être des athlètes". "Il y a un équilibre à trouver" alors que s'ann...

Sans cacher ses intentions, il a également souligné à quel point l'argent était essentiel, tant au fonctionnement de la fédération qu'au "bien-être des athlètes".

"Il y a un équilibre à trouver" alors que s'annonce cette première grande expérimentation hors des sentiers battus. "Le modèle a été étudié en grande partie pour la télévision, qui représente la part la plus importante de notre public."

Une seule discipline à la fois sera au programme, peut-être aux dépens des spectateurs dans le stade et contrairement aux événements historiques de l'athlétisme qui cumulent plusieurs concours et courses en même temps. "C'est la meilleure manière de mettre les athlètes en avant. Mais nous savons que certaines innovations ne fonctionneront pas nécessairement dès le début."

Il y aura de nombreux enseignements à tirer des premiers 'Ultimate'. "Nous devons mobiliser un nouveau public, qui n'est pas encore attiré par l'athlétisme, sans pour autant offenser le spectateur traditionnel", a commenté l'ancien athlète britannique face à la presse, vendredi dernier, en marge du Mémorial Van Damme. Un long travail ainsi qu'une étude poussée de marché ont permis d'identifier l'intérêt des spectateurs pour établir ce nouveau modèle. "C'est un concept légèrement différent, mais c'est un championnat. Les athlètes veulent à tout prix être champions, et chaque athlète sera compensé financièrement pour sa présence."

Fidèle au discours contemporain qui balaie la pudeur d'antan, Sebastian Coe n'a pas caché l'importance de l'aspect financier. "Tout le monde aime prétendre qu'il est concentré sur les athlètes. Mais le bien-être repose sur trois piliers: le mental, le physique et la sécurité financière. Le troisième est indispensable aux deux autres. La dotation n'est donc pas qu'un gadget, elle est essentielle ! Beaucoup aiment critiquer le système, qui privilégierait les plus forts aux dépens des plus faibles. Thomas Bach (l'ancien président du CIO) aimait me raconter cela. C'est une lecture socialiste que je refuse d'entendre. Nous nous concentrons aussi sur le développement et l'intégrité, et dépensons d'ailleurs bien plus dans ces domaines que dans nos dotations."