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Uber visé par une action collective de chauffeurs en Europe

Les chauffeurs d'Uber partent en guerre contre l'algorithme utilisé par la plateforme pour distribuer les courses et en fixer les tarifs. Ils l'accusent de ne pas proposer les mêmes prix à tout le monde et d'utiliser illégalement leurs données personnelles.

Les chauffeurs d'Uber partent en guerre contre l'algorithme utilisé par la plateforme pour distribuer les courses et en fixer les tarifs. Ils l'accusent de ne pas proposer les mêmes prix à tout le monde et d'utiliser illégalement leurs données personnelles.

Radio France

Publié le 10/09/2026 13:10

Temps de lecture : 1min

Un VTC Uber à Malte, le 8 mars 2026. (JOHN KEEBLE / GETTY IMAGES EUROPE)
Un VTC Uber à Malte, le 8 mars 2026. (JOHN KEEBLE / GETTY IMAGES EUROPE)

L'organisation Worker Info Exchange (WIE) International, qui représente plusieurs milliers de chauffeurs Uber au Royaume-Uni, aux Pays-Bas, mais aussi en Belgique, Allemagne, France, Pologne et Roumanie, a déposé le 9 septembre un recours auprès du tribunal d'Amsterdam, où se situe le siège européen de la plateforme américaine. Une démarche qui est susceptible de concerner 240 000 chauffeurs en Europe.

Pour deux courses identiques, l'une est payée cinq euros de moins que l'autre. C'est ce scénario, auquel les chauffeurs sont habitués, qui est au cœur de leur action de groupe. Les chauffeurs sont persuadés que l'algorithme de la plateforme adapte désormais les tarifs en fonction de leur propre profil. Horaires, historique de courses, adresse du domicile, parcours quotidien… L'intelligence artificielle est capable de tout analyser et de calculer le prix le plus bas que chaque chauffeur, à un moment donné, est prêt à accepter.

Uber conteste l'accusation. Certes, la rémunération des courses est variable, mais selon le géant du VTC elle est liée à la demande, à la durée du trajet ou au niveau d'activité à destination, et pas au comportement individuel du chauffeur.

Worker Info Exchange International, qui porte la plainte collective et espère un procès, dénonce l'opacité du système et un manque à gagner pour les chauffeurs. Elle réclame des indemnisations qui se chiffrent en milliards de dollars.

Le mois dernier, Uber a déjà été condamné à une amende de 825 millions d'euros par l'autorité néerlandaise de protection des données, pour avoir désactivé des comptes de chauffeurs de manière automatique, sans les en informer, en violation du Règlement général sur la protection des données (RGPD), qui interdit les décisions automatisées impactant significativement ⁠la vie ‌des personnes, exige un contrôle humain et la possibilité de les contester.

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