Trump dit rétablir le blocus iranien et instaurer une taxe sur le détroit d’Ormuz
Donald Trump a annoncé lundi le rétablissement du blocus des ports iraniens dans le secteur du détroit d’Ormuz. L’armée américaine a dit qu’il entrerait en vigueur mardi à 20h (GMT). Il a par ailleurs indiqué q...
Donald Trump a annoncé lundi le rétablissement du blocus des ports iraniens dans le secteur du détroit d’Ormuz. L’armée américaine a dit qu’il entrerait en vigueur mardi à 20h (GMT). Il a par ailleurs indiqué que les Etats-Unis allaient devenir « les Gardiens du détroit d’Ormuz ».
Tout comme Téhéran souhaite instaurer des frais de service, lui veut percevoir « une rémunération correspondant à 20 % de la valeur des cargaisons » transitant par la voie maritime, pourtant soumise au droit international censé garantir la liberté de navigation.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X : « L’Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours ». M. Trump « a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz devrait être rémunéré », a-t-il ironisé, ajoutant : « 20 %, c’est évidemment trop. Nous serons équitables ». Donald Trump a annoncé qu’il fera un « discours à la Nation » jeudi.
Antonio Guterres exprime sa « profonde inquiétude ».
Depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite. Les puissants Gardiens de la Révolution iraniens accusent le pays ennemi de mettre en péril l’approvisionnement mondial en pétrole. Les cours se sont envolés lundi : le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, prenait 9,06 % à 82,90 dollars. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa « profonde inquiétude ».
Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, « il ne fait aucun doute » que le protocole d’accord « est en crise ». « Mais l’Iran n’a jamais été le premier à violer ses engagements. » Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de « prévenir une escalade ». Le protocole d’accord prévoyait une réouverture du détroit, Téhéran n’autorisant toutefois qu’un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.
Drones marins
Les dernières frappes américaines ont visé « des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations », a rapporté sur X le Centcom. Les Etats-Unis ont aussi lancé dimanche, pour la première fois en combat, des drones marins d’attaque unidirectionnels contre le port de Bandar Abbas.

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L’agence Mehr a fait état de nouvelles explosions près du détroit lundi matin. En représailles, les Gardiens de la Révolution ont dit avoir bombardé des installations américaines situées à Oman, Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.