Amérique latine: Trois balles contre sa maîtresse: un proche de Milei arrêté
Publié19. août 2026, 07:52Amérique latineTrois balles contre sa maîtresse: un proche de Milei arrêtéFernando Cerimedo a conseillé le dirigeant ultralibéral argentin Javier Milei, l’ex-président brésilien Jair B...
Publié19. août 2026, 07:52
Amérique latineTrois balles contre sa maîtresse: un proche de Milei arrêté
Fernando Cerimedo a conseillé le dirigeant ultralibéral argentin Javier Milei, l’ex-président brésilien Jair Bolsonaro et le dirigeant bolivien Rodrigo Paz.

La police a arrêté mardi en Bolivie un conseiller personnel du président Rodrigo Paz, visé par une enquête pour tentative présumée de féminicide après l’attaque armée contre une avocate avec laquelle il a eu une relation, a annoncé le parquet. Le consultant politique argentin interpellé, Fernando Cerimedo, a collaboré à plusieurs campagnes de candidats en Amérique latine, dont celles du dirigeant ultralibéral argentin Javier Milei, de l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro et du président de centre droit Rodrigo Paz. Il a continué à travailler avec ce dernier après son arrivée à la présidence en novembre.
Fernando Cerimedo a été arrêté à l’aéroport de Santa Cruz alors qu’il devait, selon la presse locale, s’envoler pour Buenos Aires. Le parquet, qui a ouvert une enquête pour «tentative de féminicide», a annoncé qu’il demanderait son placement en détention provisoire. L’avocate bolivienne Nadia Beller a été attaquée lundi soir devant un hôtel de Santa Cruz, dans l’est du pays, par deux individus se faisant passer pour des livreurs de repas, selon des images diffusées par les médias locaux. Elle aurait reçu trois balles.
«Il voulait clairement se débarrasser de moi», a affirmé Nadia Beller à la chaîne locale DTV depuis la clinique privée où elle se rétablit, accusant Fernando Cerimedo d’avoir organisé l’attaque. Affirmant être enceinte de quatre semaines, elle a indiqué avoir été témoin, pendant leur relation, d’affaires impliquant le gouvernement Paz.
Selon son récit, elle a été attirée à l’hôtel devant lequel elle a été attaquée par un message anonyme lui promettant des preuves concernant une supposée dénonciation visant l’ancien président de gauche Evo Morales (2006-2019), principal opposant de Rodrigo Paz. Fernando Cerimedo l’aurait encouragée à s’y rendre en lui faisant croire qu’elle serait protégée par des gardes du corps.
Son téléphone portable et son sac à main ont été dérobés lors de l’attaque, a précisé la police. Il y a quelques années, Nadia Beller s’était présentée comme candidate à un siège de députée pour le Mouvement vers le socialisme (MAS), alors dirigé par Evo Morales. Elle a affirmé mardi avoir récemment travaillé avec le gouvernement de Rodrigo Paz pour examiner des projets de loi.
«Je voudrais exprimer ma solidarité à Mme Nadia Beller (...) Elle doit bénéficier de toute la sécurité et des garanties nécessaires», a réagi sur X le président Paz. «Ni le président ni aucun membre de ce gouvernement ne va couvrir (...) quiconque a commis des infractions, cependant, nous ne tolérerons pas non plus d’accusations infondées sans preuves fortes», a par ailleurs assuré en conférence de presse son porte-parole, José Luis Galvez.
(les/yb)

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