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Triple couronne, départ à la maison et tracé qui lui convient : pourquoi Tadej Pogacar a décidé de prendre le départ de la Vuelta

Après avoir remporté le Tour de France pour la cinquième fois, Tadej Pogacar a officialisé sa participation au Tour d'Espagne. Voici sept raisons qui l'ont conforté dans sa décision.

Il n'est toujours pas rassasié. Huit jours après avoir remporté son cinquième Tour de France, Tadej Pogacar s'attaque à la dernière grande lacune de son immense palmarès : la Vuelta. Un choix qui ne doit rien au hasard. De son ambition d'entrer encore un peu plus dans l'histoire au départ organisé chez lui, à Monaco, voici pourquoi le Slovène sera au départ du Tour d'Espagne, le 22 août.

1. Il veut compléter le triplé Giro-Tour-Vuelta

Malgré un palmarès déjà exceptionnel, Tadej Pogacar ne figure pas encore dans le cercle très fermé des coureurs ayant remporté les trois grands tours. Après ses cinq victoires sur le Tour de France et son succès sur le Giro en 2024, le Slovène rêve désormais d'ajouter la Vuelta à sa collection.

Une motivation probablement renforcée par la victoire de Jonas Vingegaard sur le Tour d'Italie, en mai dernier. Le Danois est ainsi devenu le huitième coureur de l'histoire à remporter le Giro, le Tour et la Vuelta, devançant son grand rival dans cette autre course aux records. En cas de victoire en Espagne, Pogacar deviendrait ainsi le neuvième membre de ce cercle très fermé.

2. Il partira de chez lui

Le départ sera donné le 22 août à Monaco, où Tadej Pogacar réside depuis plusieurs années. C'est d'ailleurs le prince Albert II qui avait vendu la mèche pendant le Tour de France, en affirmant que le champion du monde lui avait confirmé sa présence.

"Si le prince le dit, c'est que c'est vrai", avait souri Pogi, sans encore officialiser sa participation. C'est désormais chose faite.

La première étape prendra la forme d'un contre-la-montre individuel de 9,6 kilomètres tracé dans des rues que le Slovène connaît parfaitement. Un avantage à la fois psychologique et logistique. Pogacar pourra préparer le départ depuis chez lui, éviter un long déplacement et profiter de ses habitudes jusqu'aux dernières heures précédant la course.

3. Le parcours correspond parfaitement à ses qualités

Le tracé de cette 81e édition devrait plaire au champion du monde. La Vuelta proposera 3 275 kilomètres et plus de 55 000 mètres de dénivelé positif, avec sept arrivées au sommet et deux contre-la-montre individuels. Un terrain idéal pour un coureur aussi polyvalent que Pogacar.

Cette année, la course ne se terminera pas à Madrid, en raison du Grand Prix de Formule 1 organisé dans la capitale espagnole le 13 septembre, mais à Grenade, au pied de l'Alhambra. Une arrivée inédite précédée par une dernière semaine particulièrement exigeante.

Le second contre-la-montre individuel, long de 32,5 kilomètres, ouvrira une séquence décisive de quatre jours entre chrono et arrivées au sommet. Un enchaînement qui pourrait permettre à Pogacar de faire parler sa polyvalence et de creuser des écarts importants, à condition d'avoir conservé suffisamment de fraîcheur après le Tour.

4. Il disposera d'une équipe très solide

Comme toujours, UAE Emirates-XRG a construit autour de son leader une formation capable de contrôler la course pendant trois semaines. Pogacar sera entouré de Joao Almeida, Jay Vine, Pavel Sivakov, Pablo Torres, Kevin Vermaerke, Domen Novak et Ivo Oliveira.

Même si sa première saison a été compliquée, Almeida constituera peut-être une deuxième option de luxe pour le classement général, mais surtout un lieutenant de très haut niveau. Vine et Sivakov pourront accompagner leur leader en montagne, tandis que le jeune Espagnol Pablo Torres disputera son premier grand tour sur ses routes nationales.

"Je suis très motivé à l'idée de terminer l'année en beauté et la Vuelta sera un objectif majeur. L'équipe est solide et nous espérons obtenir de bons résultats", a déclaré Pogacar dans un communiqué diffusé par sa formation. Une véritable armada au service du (futur ?) maillot rouge.

5. Il a ménagé son capital fraîcheur

Cette saison, Tadej Pogacar a davantage compté ses jours de course. À l'arrivée du Tour de France, le Slovène n'en totalisait que 37 depuis le début de l'année, dont seulement 16 avant la Grande Boucle.

Un programme allégé qui doit lui permettre d'aborder la Vuelta avec une certaine fraîcheur, même si l'enchaînement de deux grands tours reste extrêmement exigeant. Entre les deux épreuves, Pogacar devra trouver le difficile équilibre entre récupération et entraînement afin de ne pas perdre le rythme sans entamer davantage ses réserves.

Le pari est d'autant plus risqué qu'il défendra ensuite son maillot arc-en-ciel lors des Mondiaux de Montréal, le 27 septembre, soit deux semaines seulement après l'arrivée à Grenade. Même pour un coureur de son niveau, la densité du programme sera considérable.

6. La Vuelta l'a révélé au monde

Tadej Pogacar revient aussi sur la course qui l'a véritablement révélé au plus haut niveau. Il n'a plus participé à la Vuelta depuis 2019, année de sa première et unique apparition sur les routes espagnoles.

Pour son premier grand tour, à seulement 20 ans, le Slovène avait remporté trois étapes et terminé troisième du classement général, tout en ramenant le maillot blanc de meilleur jeune. Une performance exceptionnelle qui avait annoncé son irrésistible ascension.

Sept ans plus tard, Pogacar revient donc là où tout a réellement commencé.

"C'était mon premier grand tour, en 2019, et ce fut une expérience incroyable. L'Espagne est un pays que j'aime visiter et où j'aime courir", a-t-il rappelé.

VUELTA 2019 - Le jour où POGACAR a remporté sa PREMIÈRE victoire sur un Grand Tour - YouTube thumbnail

7. Le plateau lui offre une occasion idéale

Sur le papier, Tadej Pogacar apparaît déjà comme le grand favori de cette 81e édition.

"Si Tadej Pogacar vient à la Vuelta, c'est assurément pour la gagner. Il ne viendra pas autrement", avait d'ailleurs prévenu Javier Guillén, le patron de l'épreuve, forcément ravi d'accueillir le meilleur coureur de sa génération.

Plusieurs adversaires avaient fait du Tour d'Espagne leur grand objectif de la saison. Mais la présence du Slovène les oblige forcément à revoir leurs ambitions. Primoz Roglic, Enric Mas, Felix Gall ou encore Cian Uijtdebroeks, revanchard après son abandon sur le Tour de France, savent qu'ils devront réaliser une course presque parfaite pour le menacer.

Wout van Aert et Mads Pedersen seront eux aussi présents au départ de Monaco. Les deux hommes devraient notamment se disputer le classement par points et pourraient viser le premier maillot rouge durant la première semaine. À moins que Pogacar ne vienne, une nouvelle fois, contrecarrer les plans de tout le monde…

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