Tournai : Le MuFIm passe aux choses sacrées avec sa nouvelle exposition “Objets rituels. Art, magie et fabrique de lien”
Pourquoi croise-t-on les doigts pour conjurer le mauvais sort ? Pourquoi conserve-t-on certains objets comme des porte-bonheur ? Pourquoi les mariages, les funérailles ou les fêtes populaires sont-ils entourés ...
Pourquoi croise-t-on les doigts pour conjurer le mauvais sort ? Pourquoi conserve-t-on certains objets comme des porte-bonheur ? Pourquoi les mariages, les funérailles ou les fêtes populaires sont-ils entourés de gestes précis et répétés ? Au Musée de Folklore et des Imaginaires, les objets deviennent les portes d'entrée d'un univers où se mêlent croyances, émotions, traditions et pratiques quotidiennes.
Avec sa nouvelle exposition "Objets rituels. Art, magie et fabrique de lien" du 15 octobre 2026 (vernissage) au 27 février 2027, le MuFIm invite à regarder autrement ces pièces de collection qui, sorties de leur contexte, peuvent sembler anodines, étranges voire mystérieuses. Religieux ou profanes, austères ou festifs, patinés par l'usage ou d'apparition récente, ces objets témoignent de pratiques qui accompagnent les grands moments de la vie comme les gestes les plus ordinaires. Beaucoup incarnent une présence invisible, protègent, guérissent, célèbrent ou permettent d'entrer en relation avec des forces qui dépassent l'expérience ordinaire.
Des objets sélectionnés – une chasuble, un costume de carnaval, l'arbre à loques de Stambruges, un trèfle à quatre feuilles, un bouquet de mariée, une veillée ou encore une lanterne funéraire – cinq chapitres se sont progressivement dessinés : Transformer, se protéger, faire partie d'une communauté, célébrer le mariage et honorer les morts. Une sixième partie est consacrée aux rituels du musée lui-même.
Carte blanche à cinq étudiants
L'exposition ne se contente pas de regarder vers le passé. Cinq étudiants de Master en illustration de l'Académie des Beaux-Arts de Tournai investissent le parcours avec leurs propres créations. Transformation, transmission, protection : chacun apporte son univers et fait dialoguer patrimoine ethnologique et création contemporaine. Autoportrait, totem, masque ou encore interventions dessinées, leurs œuvres prolongent les questions soulevées par les collections. Le rituel devient ainsi une matière artistique contemporaine, capable de parler d'identité, de mémoire, de peur, de transmission ou encore de lien social.
Jusqu'au mois de décembre
La "saison des rituels" est aussi à vivre autour d'ateliers, de conférences et même d'une visite à la lampe de poche ! Plusieurs activités sont au programme jusqu'au 23 décembre : exposition de l'artiste textile chilienne Carolina Sépulveda (du 15/10 au 15/11), atelier broderie en compagnie de l'artiste et en collaboration avec le festival "La Mort qui tue" (le 20/10, de 14h à 17h – 10€), matinée en Famille – "Magie es-tu là ?" (le 18/10, de 11h à 12h30. Au musée des Arts de la Marionnette – 7€ – Famille avec enfants de 4 à 8 ans. Réservation : [email protected]), visite en famille, à la lampe de poche – "Frissons au Musée" (le 23/10, 18h30 et 20h – 7€ – Famille avec enfants de 5 à 12 ans), atelier d'écriture – "Écrire nos passés collectifs" (les 25/10, 29/11 et 13/12, de 14h30 à 17h – 7€ – Ouvert à tous à partir de 16 ans) et enfin, mini-cycle de deux conférences – "Guérisseuses de nos contrées" (le 29/10 à 18h – 7€ – Gratuit < 6 ans).
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