Tour de France 2026. Mauro Schmid a écœuré les Français lors de la 13e étape
Vainqueur d’un sprint à deux face à Harold Tejada vendredi à Belfort, le Suisse Mauro Schmid a décroché sa première victoire sur le Tour de France. Longtemps dans le bon coup, les Français Kevin Vauquelin, Jordan Jegat et Clément Braz-Afonso ont dû se contenter de places d’honneur.
Vainqueur d’un sprint à deux face à Harold Tejada vendredi à Belfort, le Suisse Mauro Schmid a décroché sa première victoire sur le Tour de France. Longtemps dans le bon coup, les Français Kévin Vauquelin, Jordan Jegat et Clément Braz-Afonso ont dû se contenter de places d’honneur.
Hugo Girard, à Belfort -
Hier à 21:03 | mis à jour hier à 23:05
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Au moment de franchir la ligne d’arrivée à Belfort, les Français avaient comme un goût amer en bouche. Ce sentiment d’inachevé après avoir passé une longue journée (205,8 kilomètres, la plus longue de ce Tour de France) à l’avant à un rythme, une fois de plus, fou (50 km/h de moyenne). Mais à l’issue de laquelle aucun Tricolore n’a trouvé la clé, laissant le Suisse Mauro Schmid (Jayco-AlUla) triompher. « Un peu déçu, forcément », glissait Jordan Jegat (TotalEnergies, 7e de l’étape). « Il y avait peut-être mieux à aller chercher », pensait de son côté Clément Braz-Afonso (Groupama-FDJ United, 8e).
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Rescapé de cette échappée XXL qui a mis du temps à se dessiner tant elle était prisée, le trio français, puisque Kévin Vauquelin était également de la partie, avait pourtant tout bien fait. Il avait ménagé ses efforts, d’abord, sur cette longue portion plate comme la main. Puis, avait résisté aux coups de pétard de Maxim Van Gils, Luke Plapp ou Tom Pidcock, quand la route a bifurqué vers le Ballon d’Alsace. « C’est dommage, parce que je pense que j’ai très bien géré ma journée », estimait d’ailleurs le Normand (Netcomany-INEOS, 6e).
« On comptait plus sur les UAE »
Tout avait été bien fait, jusqu’à ce que Mauro Schmid s’isole avec Harold Tejada en bas de la descente. « Il ne fallait absolument pas laisser partir un Jayco (en surnombre, avec Plapp) et quand j’étais à l’arrière du groupe, ils sont sortis à deux », regrettait Jegat. Certains, Braz-Afonso en tête, « comptaient plus sur les UAE (Tim Wellens et Brandon McNulty) » pour finir par rentrer. D’autres, comme Vauquelin et Jegat, ont tenté de combler l’écart à la pédale. Mais qu’importe la méthode employée : le trou était fait.
Dans le même temps, loin de ces dilemmes de poursuivants, les souvenirs se bousculaient dans la tête de Mauro Schmid. La petite vingtaine de secondes d’avance qu’il comptait sur ce groupe lancé à ses trousses n’a pas empêché le Suisse de « commencer à cogiter ». À repenser à cette étape toulousaine qui lui avait échappé d’un rien, l’an dernier. « En plus, c’était assez similaire : on était à fond dès le début, ensuite c’était full gas, et puis un sprint à deux pour finir », détaille le coureur de la Jayco-AlUla. Cette fois-ci, l’issue fut plus heureuse pour Schmid. Les Français, eux, attendront encore un peu.