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Tour de France 2026. « Il ne pouvait pas suivre » : une 20e étape difficile pour Paul Seixas

S’il espérait encore faire craquer un Isaac Del Toro sur le fil dans le col du Galibier samedi, Paul Seixas a été rattrapé dans le col de Sarenne par une panne de jambes qui l’a privé d’un éventuel podium sur les Champs-Élysées.

S’il espérait encore faire craquer un Isaac Del Toro sur le fil dans le col du Galibier samedi, Paul Seixas a été rattrapé dans le col de Sarenne par une panne de jambes qui l’a privé d’un éventuel podium sur les Champs-Élysées.

Julien Morin, à l’Alpe d’Huez -

Hier à 20:11 | mis à jour hier à 20:22

Le Lyonnais Paul Seixas a terminé 10e de l'étape de ce samedi. Photo Sipa
Le Lyonnais Paul Seixas a terminé 10e de l'étape de ce samedi. Photo Sipa

Il a tenté un dernier coup, tout en sachant que son entreprise était presque vaine. Dans le col de Sarenne, Nicolas Prodhomme puis Matthew Riccitello (récupéré de l’avant), ont écrasé les pédales une dernière fois pour lancer la fusée Seixas.

Mais voilà, grimaçant et parvenant difficilement à suivre ses coéquipiers, le quatrième du Tour de France n’en pouvait plus.
« Il m’a dit à la radio qu’il était à fond, qu’il ne pouvait pas suivre le rythme », raconte le directeur sportif Julien Jurdie. Et, à force de dodeliner sur son vélo, cela a donné des idées à son principal rival mexicain.

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Un long conciliabule à trois kilomètres du sommet avec son leader et équipier d’un jour Tadej Pogacar, et l’attaque décisive du Maillot Blanc, fatale à un Paul Seixas cloué sur le bitume : « J’ai atteint mes limites, j’ai craqué », assume le 10e du jour, à 1 minute et 50 secondes de Del Toro.

Del Toro et Seixas, chacun à leur tour sur un fil

Pourtant, quelques kilomètres plus tôt, tout allait pour le mieux. « Je me sentais vraiment bien au départ, et encore dans le Galibier », explique-t-il. Contrairement à Del Toro, concédant quelques mètres dans le plus haut sommet du Tour quand Pogacar a pris les choses en main pour défendre son maillot blanc face à la menace Juan Ayuso, parti en échappée.

« C’est comme ça, ça fait partie du vélo », reconnaît Seixas. « On a beau faire tous les plans qu’on veut, ce sont les jambes qui parlent après trois semaines de course », complète Jurdie. Dans les derniers kilomètres de Sarenne, elles étaient trop dures pour envisager mieux.

Lenny Martinez, cinquième inespéré

Il visait une victoire d’étape et le maillot à pois : Lenny Martinez (Bahrain-Victorious) se dirige vers la 5e place du Tour de France, lui qui pointait samedi à 1’06’’ de Paul Seixas. « C’est extraordinaire pour moi, j’ai fait mieux que mon grand-père (Mariano, 6e en 1972) », jubile le grimpeur de 23 ans, presque toujours dans le top 10 depuis Barcelone. Encore côté Français, Jordan Jegat (TotalEnergies) va signer une deuxième 10e place consécutive.