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Tour de France 2026 : “Il faudrait apporter quelques aménagements !” Face à une canicule toujours plus dure à supporter pour les coureurs, Marc Madiot appelle à avancer le départ des étapes

Si les coureurs subissent les effets de la chaleur depuis leur départ du Tour de France 2026, pour la première fois ce dimanche 12 juillet, les organisateurs ont agi pour limiter les conséquences de ces conditions météorologiques extrêmes en supprimant tout bonnement 30 kilomètres de cette neuvième étape entre Malemort et Ussel. Marc Madiot, ancien vainqueur de Paris-Roubaix et actuel manager de la Groupama-FDJ, appelle à plus d’actions pour protéger les coureurs, notamment en modifiant le

l'essentiel Si les coureurs subissent les effets de la chaleur depuis leur départ du Tour de France 2026, pour la première fois ce dimanche 12 juillet, les organisateurs ont agi pour limiter les conséquences de ces conditions météorologiques extrêmes en supprimant tout bonnement 30 kilomètres de cette neuvième étape entre Malemort et Ussel. Marc Madiot, ancien vainqueur de Paris-Roubaix et actuel manager de la Groupama-FDJ, appelle à plus d’actions pour protéger les coureurs, notamment en modifiant les horaires de course.

Comme dans de nombreux autres secteurs, la question du réchauffement climatique commence à se poser avec de plus en plus d'insistance sur le Tour de France. Ce dimanche 12 juillet, la neuvième étape (Malemort-Ussel), remportée par Mathieu Van der Poel, a été amputée de trente kilomètres par mesure de précaution en raison de la vigilance rouge canicule qui était en vigueur sur les territoires traversés par la course. Les températures extrêmes rencontrées par les coureurs depuis le départ de Barcelone sont amenées à se généraliser dans le futur. Pour que l'épreuve continue à se dérouler dans des conditions décentes tant pour le public que pour les coureurs et les différents travailleurs qui œuvrent à la bonne tenue de la Grande Boucle, beaucoup plaident pour une adaptation et une modification de certaines traditions.

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"Je pense que l'on peut continuer à organiser le Tour, sauf qu'il faudrait apporter quelques aménagements, notamment sur les horaires, retourner à ce qui se faisait par le passé, à savoir arriver aux environs de 16 heures. On est capable de le faire et dans d'autres sports, on est capable d'adapter", a par exemple estimé Marc Madiot, manager de l'équipe française Groupama-FDJ et ancien coureur de renom, interrogé par BFM TV ce dimanche 12 juillet.

Le changement de saison, une fausse bonne idée ?

"Au lieu de partir à 14 heures, on pourrait partir à 10 h 30 ou midi, ça permettrait d'avoir plus de temps un peu moins soumis aux fortes chaleurs", plaide celui qui est réputé pour ses avis tranchés. Il prend également l'exemple de Paris-Roubaix, course qu'il a remportée deux fois, qui est partie plus tôt cette année, non en raison de conditions climatiques difficiles, mais pour permettre à la course féminine de se dérouler dans la foulée. Selon Madiot, ce ne sont donc aucunement les conditions logistiques qui empêchent les organisateurs de mettre en place ces évolutions. Il rappelle encore que ces départs moins tardifs étaient la coutume par le passé et qu'il ne tient qu'aux différents acteurs de revenir à cette pratique, qu'il voit comme plus confortable pour les coureurs.

"Il faudrait apporter quelques aménagements notamment sur les horaires": la neuvième étape du Tour de France écourtée en raison de la canicule pic.twitter.com/3zlPuXq5n5

— BFM (@BFMTV) July 12, 2026

Pour lui, un changement de période ne serait pas la bonne solution : "On aura d'autres soucis si on le fait à une autre saison ! Si on le fait trop tôt dans l'année, on aura l'inverse avec peut-être des situations avec de la neige et du verglas, notamment dans les hautes montagnes." Il semble appeler de ses vœux une légifération des instances, d'autant que, dans la pratique, les équipes mettent déjà différentes solutions en place pour aider leurs membres à lutter contre ces chaleurs. "On s'adapte sur le terrain tant bien que mal avec la mise en place de dispositifs pour rafraîchir nos coureurs", assure ainsi Madiot.

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"Je pense qu'on est capable de faire de bons progrès, notamment sur les horaires de course. Je pense que c'est le plus simple", conclut cet observateur privilégié. Il semble en tout cas clair que, s'ils étaient amenés à être encore plus fréquents, plus longs et plus intenses, ces épisodes caniculaires ne seraient pas supportables par les coureurs tout un Tour de France durant. Ce rabotage de cette 9e étape restera comme un précédent, mais de nouvelles mesures plus pérennes sont attendues par ceux qui font la compétition cycliste la plus célèbre de la planète.