“Un peu de frustration, et surtout l’envie de faire mieux” : Garcia se confie avant ses retrouvailles avec l’Aviron
Un an après son arrivée dans le Var, le demi d’ouverture a pris le temps de tirer un premier bilan de son aventure au RCT. Pressenti comme titulaire pour la première journée, il retrouve Bayonne, son club formateur, pour un moment toujours particulier.
Un an après son arrivée dans le Var, le demi d’ouverture a pris le temps de tirer un premier bilan de son aventure au RCT. Pressenti comme titulaire pour la première journée, il retrouve Bayonne, son club formateur, pour un moment toujours particulier.
À l’aube d’entamer le "marathon", comme il l’a rappelé plusieurs fois, Mateo Garcia est apparu avec le sourire, en début de semaine dernière, sur la terrasse ensoleillée du Campus RCT. Avec du recul, le Basque a analysé une saison personnelle faite de hauts, à l’image de son match très abouti contre Bath en Champions Cup, et de bas avec notamment quelques pépins physiques : "Il y a un peu de frustration, et surtout l’envie de faire mieux. Une forme de frustration, car je n’ai pas joué autant que je l’aurais aimé et voulu. Comme dans toutes les saisons, il y a des plus et des moins. Dans mon apprentissage, j’ai acquis une expérience nouvelle. Maintenant, j’espère entrer un peu plus dans la rotation de l’équipe. Lors des entretiens de fin de saison, j’ai eu une bonne discussion avec Pierre (Mignoni)." À propos de quoi ? "Avant tout, c’était un échange libre, où chacun a pu dire ce qu’il pensait et attendait. C’était important, et il est important de dire que les relations restent très bonnes entre nous, et même avec Franck (Azéma) qui est revenu au club. Depuis le départ, Pierre cherche à ce que je développe une forme de leadership. Chaque ouvreur doit passer par là. Bien évidemment, j’ai encore une marge de progression sur ma lecture de jeu, et notamment l’anticipation à avoir sur les différentes situations. J’ai essayé de bosser à fond pour répondre à ses attentes."
Preuve que la discussion a été fructueuse, Garcia, en l’absence d’Albornoz (suspendu), a été préféré à Luka Keletaona lors de la mise en place du début de semaine. À Bayonne, aura-t-il l’esprit du revanchard ? "Je ne sais pas si c’est ce sentiment, pour être honnête. Maintenant, je sais que je vais avoir plus de responsabilités. C’est bien, car je me sens en forme. Il est certain que j’ai envie de bien faire, (…) au sein d’un plan de jeu un peu différent de ce que l’on pouvait avoir l’an passé. Je pense que le groupe avait besoin de ce renouveau, d’un jeu un peu plus imprévisible, en lecture et avec des prises d’initiative. Moi, je suis heureux, car c’est une forme de jeu que j’apprécie. Je me sens déjà à l’aise, on travaille bien avec le groupe et je pense que c’est de bon augure."
J’ai toujours une excitation supplémentaire quand je joue à Bayonne
À Jean-Dauger, Toulon a l’occasion d’envoyer un premier message à la sortie d’une saison manquée : "Sur les premières journées, toutes les cartes sont redistribuées. Comme toutes les équipes, on a à cœur de bien attaquer. Il faut aussi que l’on se rachète une image par rapport à l’an passé. Nous n’avons pas montré notre meilleur visage lors des matchs à l’extérieur, en tout cas, c’était un visage différent de celui que l’on pouvait avoir à domicile. En tant que groupe, et même pour chaque joueur, on se doit d’augmenter le curseur sur ce que l’on produit en déplacement. On doit vraiment faire preuve de beaucoup plus de résilience. Il faut gagner en constance, en solidarité. Ce sont des clés pour réussir un bon début de saison."
Au-delà du collectif, Garcia, originaire d'Hendaye, vivra aussi un moment particulier face à l’Aviron, un club où il a passé de longues années durant sa formation. "J’ai toujours une excitation supplémentaire quand je joue à Bayonne, et encore plus maintenant car c’est le premier match de la saison. Il y aura toute ma famille, une grande partie de mes copains. C’est toujours un moment particulier : mon Pays basque, c’est ma vie ! C’est là-bas que je veux vivre après le rugby. C’est là-bas où j’ai une grande partie de mes copains, où j’ai tissé mes premiers souvenirs. Mais, même si c’est un endroit qui compte beaucoup, je reviens quand même avec un autre maillot. Il faut que je puisse faire abstraction de tout ce contexte. Je veux montrer une belle image et être en phase avec le collectif, car ça reste le plus important. Pour que la soirée soit belle, il me faut absolument la victoire."