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Jeux Olympiques, salary cap… Les coulisses de la prolongation de Bielle-Biarrey à l’UBB

Samedi dernier, l’UBB a annoncé en grande pompes la prolongation de l’engagement de Louis Bielle-Biarrey. Le résultat de quatre mois d’une négociation qui comprenait son lot d’obstacles.

Samedi dernier, l’UBB a annoncé en grande pompes la prolongation de l’engagement de Louis Bielle-Biarrey. Le résultat de quatre mois d’une négociation qui comprenait son lot d’obstacles.

Avant que la saison de l’UBB ne commence, un autre feuilleton a pris fin dans l’antre de Chaban-Delmas, samedi dernier. Alors que les troupes girondines et franciliennes trépignaient dans les coursives, le speaker maison a annoncé la signature du nouveau contrat de Louis Bielle-Biarrey (23 ans). Comme il l’avait souhaité, Laurent Marti a ainsi pu offrir une "surprise" aux fidèles supporters locaux. Un cadeau qui n’aura à dire vrai étonné personne dans les travées : "C’était vraiment une évidence de prolonger ici, témoignera d’ailleurs, après coup, l’ailier international. Merci pour l’amour et le soutien que vous nous portez tous les week-ends."

Le dénouement de ce dossier ne laissait effectivement guère planer de doute. Entre les premières discussions - et l’offre orale initiale formulée par Laurent Marti - le 28 avril et l’accord final survenu quelques heures avant le lever de rideau du championnat, plus de quatre mois s’étaient tout de même écoulés. Un laps de temps que l’Isérois d’origine et l’agent sportif mandaté pour mener les négociations, Jérôme Chabran, n’ont même pas mis à profit pour effectuer le tour de France des possibles candidats. La position de départ était claire : "LBB" souhaitait rester en Gironde tout comme il entendait être considéré à la mesure de son nouveau statut, celui de meilleur joueur du Tournoi des 6 Nations 2025 et 2026. La difficulté pour la direction bordelaise étant de revaloriser le joueur à sa juste valeur tout en se conformant à la nouvelle réglementation encadrant la masse salariale. À cet égard, Laurent Marti a tenu à rester en lien avec le salary cap manager tout au long du processus. Ceci afin de s’assurer de la conformité de son plan d’action.

Une clause JO couchée sur le papier

Dans le détail, l’équation avait été rendue encore plus complexe par une donnée extérieure : le récent partenariat noué entre l’ailier international et Adidas, qui courtisait le joueur depuis trois ans. Alors que l’équipementier allemand est amené à habiller l’UBB dans un an, une partie des émoluments touchés par "LBB" dans le cadre de ce contrat individuel - les sommes excédant un plafond de 100 000 € - est amenée à intégrer la masse salariale globale du club, au titre des parties associées. Un montant qui comprend toutes les primes envisagées (meilleur marqueur du championnat, titres de champion de France et d’Europe…), quand bien même elles ne seraient pas intégralement débloquées. Un surplus dont l’état-major girondin devait tenir compte mais qui ne pouvait pour autant se substituer au salaire en tant que tel. Des semaines durant, la composition du montage financier a accaparé les parties prenantes jusqu’à ce que le dossier connaisse une avancée favorable le 5 août. Alors que plusieurs cadres de l’effectif étaient en pourparlers, en parallèle (Marko Gazzotti, Pierre Bochaton, Arthur Retière…), et que la marge de manœuvre de la direction en était d’autant plus réduite, la direction a consenti un effort supplémentaire pour finaliser ce dossier prioritaire. Les derniers détails peaufinés, "LBB" a obtenu ce à quoi il aspirait avant que la saison ne débute : un nouveau contrat qui étend son engagement et lui assure une rémunération en rapport avec son statut d’ailier référence à l’échelle mondiale.

Deux points clés ont aussi nourri les discussions. À commencer par la durée du contrat : il s’étire sur deux ans quand on aurait pu s’attendre à un bail plus long, comme c’est souvent l’usage pour des éléments dits "premiums". Eu égard à son âge et à sa marge de progression restante, l’intéressé a toutefois préféré ne pas figer sa situation sur du trop long terme. Avec la Coupe du monde 2027 qui arrive, Louis Bielle-Biarrey pourrait encore prendre une dimension supplémentaire dans les deux années à venir. D’autant plus qu’il envisage de disputer les JO 2028. Si rien n’assure aujourd’hui que l’ailier aux 29 essais en Bleu sera à Los Angeles, il a concrètement intégré cette possibilité dans son nouvel engagement.