Pourquoi le Stade toulousain possède le plus gros budget du Top 14
Comme lors de chaque saison ou presque, le Stade Toulousain s'avance sur la ligne de départ avec le budget le plus élevé du Top 14. Mais attention à ne pas faire de raccourci trop rapide concernant les chiffres. En voici les raisons...
Comme lors de chaque saison ou presque, le Stade Toulousain s'avance sur la ligne de départ avec le budget le plus élevé du Top 14. Mais attention à ne pas faire de raccourci trop rapide concernant les chiffres. En voici les raisons...
Comme chaque année, depuis un certain temps, le Stade toulousain va s'avancer avec le plus gros budget du Top 14. Et de loin. Faut-il simplement en conclure qu'il est le club le plus riche de France ? C'est évidemment bien plus complexe que cela, et il ne s'agit pas de faire le raccourci avec la masse salariale qui, rappelons-le, est plafonnée pour toutes les équipes engagées en championnat. C'est d'ailleurs ce que soulignait le manager Ugo Mola dans le grand entretien qu'il nous a accordé dans l'édition de Midi Olympique de lundi : "On a la plus grosse masse salariale parce qu’on a beaucoup d’internationaux. [...] Le contenant mis à disposition, qu’on appelle salary cap, est de 11 millions d’euros pour la saison 2026-2027, majoré de 180 000 euros par international, et de 100 000 euros pour un international à 7. Pour le Stade toulousain, cela représente un plafond de 13,8 millions de masse salariale pour les 37 joueurs professionnels et les 30 joueurs du centre de formation. Mais ce plafond n’est que celui de 2026-2027." En effet, il va ensuite baisser pour les Rouge et Noir puisque ces crédits internationaux seront dégressifs et plafonnés.
Pour le budget, c'est donc une autre logique. Dans notre traditionnelle saga de l'été, il a été annoncé à hauteur de 63 millions d'euros pour la saison. Les chiffres validés par l'A2R le pointent à 60,3 millions d'euros. Toujours est-il qu'il est largement supérieur à ceux suivants (Lyon et ses 44,3 millions d'euros ; Paris et ses 42,6 millions d'euros ; etc.). Le même Ugo Mola en livrait l'explication basique, toujours dans l'interview : "Le budget, c’est du chiffre d’affaires. Il est de plus de 60 millions d’euros, parce qu’il y a une boutique qui marche très bien, que tu fais le record de sponsoring en France. Cela étant, il faut vendre des maillots, remplir son stade, vendre des bières à la bodega, être en mesure de générer du commerce... Ça, c’est la réalité de l’entreprise. Mais ici, j’ai presque envie de dire que le chiffre d’affaires, c’est le sportif."
Sponsoring, billetterie, merchandising...
Une dernière phrase qu'il faut absolument souligner, tant les résultats et la bonne santé du secteur sportif ont un impact direct sur les finances du club. Déjà, pour rappel, le quadruple champion de France en titre s'appuie sur un écosystème économique qui reste structurellement rentable sans "mécène", souvent propriétaire dans d'autres endroits, lequel pourrait éponger les éventuelles dettes. Le capital social de la Société Anonyme Sportive Professionnelle (SASP) est "éclaté" pour préserver une forme d'autonomie et l'Association Stade Toulousain, qui est majoritaire, garde ainsi le contrôle de la marque.
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Le Stade toulousain possède donc un sponsoring très performant, avec de très nombreux partenaires locaux et internationaux. Selon le dernier rapport de l’A2R, il rapporterait près de 20 millions d'euros. La billetterie est également un franc succès avec un stade Ernest-Wallon qui est constamment à guichets fermés et des délocalisations au Stadium de Toulouse qui sont très lucratives. Selon l'A2R, les recettes du match seraient de l'ordre de 10 millions d'euros. Et il y a évidemment tout ce qui concerne le merchandising, avec notamment les ventes de maillots pour lesquelles le Stade toulousain est l'incontestable leader européen (le directeur marketing du club Vincent Bonnet parlait récemment de 55 000 maillots vendus par an !), que l'A2R estimait à 15 millions d'euros en 2026. Sans oublier les restaurants, les espaces événementiels et autres ressources...